Vos lettres : le Prix Nobel pour Václav Havel, c'est pour quand ?

23-10-2010

Bonjour et bienvenue à cette rubrique, consacrée au courrier de la semaine. « C’est avec plaisir que je vous envoie ce rapport d’écoute par le net. Je reste régulièrement à l’écoute de vos programmes en français, mais j’ai actuellement un peu moins de temps pour vous écrire. Sachez que j’apprécie vos émissions et que la réception de vos programmes est bonne en général », lit-on dans le courriel signé Daniel Thielin qui nous écoute à Saint-Germain-sur-Meuse, en Lorraine.

Merci, à vous, Daniel Thielin, d’avoir quand même trouvé un moment libre pour nous écrire. Nous remercions également Renée et Louisette Pigeard du Radio Club du Perche. Ils nous disent avoir repris l’écoute de Radio Prague après leur retour de vacances et viennent de nous envoyer leurs rapports de réception.

Photo: Martin BandžákPhoto: Martin Bandžák « Un bon programme varié comme à l’accoutumée », nous écrit notre fidèle auditeur Eric Billain de Coudekerque Branche, dans le Nord-Pas-de-Calais et il poursuit : « Quel plaisir de vous retrouver sur mon récepteur à ondes courtes. Je suis photographe amateur et, tout comme Martin Bandžák, je trouve que le noir et blanc permet de retranscrire les émotions d’un portrait bien mieux qu’un cliché en couleurs. Pour accentuer encore davantage les contrastes, on peut ajouter un filtre orange devant l’objectif, mais chut, ne le répétez pas... ! » J’espère, Eric Billain, que vous ne nous en voudrez pas. Vous voyez au moins que partager un secret avec les journalistes de Radio Prague n’est pas sans risque...

Vous nous avez écouté, M. Billain, le 15 octobre de 6h00 à 6h30 sur 5930 kHz, dans « d’assez bonnes conditions », écrivez-vous. Maurice Mercier de Villefranche-sur-Saône se félicite, lui aussi, d’une « très bonne réception » à la même heure et même fréquence. Tandis que notre auditeur belge André Biot de Romerée continue à se plaindre d’une audibilité particulièrement mauvaise de nos programmes, à une exception près. Il nous écrit : « Très agréable surprise ce 11 octobre à 16h30 TU ! Comme vous pouvez le constater, l’audibilité était parfaite à cette heure (très léger fading dès 16h52). C’est malheureusement très rare. »

Par ailleurs, le photographe slovaque Martin Bandžák évoqué par Eric Billain et interrogé, dans Faits et événements, par Anna Kubišta, vient de remporter le prestigieux prix de la meilleure photographie de presse de l’année, dans le cadre du concours Czech Press Photo. Sur sa photo gagnante, en noir et blanc, on voit une jeune fille gravement blessée à la tête lors du terrible séisme en Haïti, en janvier dernier.

Václav HavelVáclav Havel Jacques Augustin de Rosny-Sous-Bois, dans la région parisienne, nous écrit : « Le contenu de vos programmes est toujours aussi riche. Cela va de l’actualité politique à la vie sociale, sans oublier la culture pour rendre hommage au théâtre et le soutenir très régulièrement à travers quelques documents. Je n’ai pas non plus perdu de vue la démarche de Václav Havel pour que le dissident chinois Liu Xiaobo puisse être lauréat du Prix Nobel de la Paix. Cela est devenu réalité voici quelques jours en souhaitant que sa libération éventuelle lui permette d’aller chercher ce si beau prix le 10 décembre 2010 à Oslo ! Au-delà de 2010, pensez-vous que Václav Havel, père de la Charte 77 et principal artisan de la révolution de velours recevra prochainement le Prix Nobel de la Paix ou de Littérature ? Cela serait largement mérité pour cet ardent défenseur des droits de l’homme, mais également éminent dramaturge. »

Une question intéressante, M. Augustin, mais la réponse n’est pas évidente. Selon l’opinion générale, il est peu probable que Václav Havel reçoive le Prix Nobel de la Paix. Il avait le plus de chances de l’obtenir en tant que dissident en 1989, ou encore un an plus tard, en étant premier président de la Tchécoslovaquie postcommuniste. Or, la récompense la plus prestigieuse au monde a été décernée, en 1989, au Dalaï-lama et en 1990 à Mikhaïl Gorbatchev pour sa contribution à la fin de la guerre froide. Peu de gens savent que trois autres hommes politiques tchèques ont été candidats au Prix Nobel de la Paix, à savoir les présidents tchécoslovaques Tomas Garrigue Masaryk et Edvard Beneš, ou encore le ministre tchécoslovaque des Affaires étrangères en 1968, Jiří Hájek. Il est aussi difficile de dire si Václav Havel aurait des chances d’être récompensé dans le domaine de la littérature : depuis 1984, où le poète Jaroslav Seifert s’est vu attribuer le Prix Nobel de littérature, aucun Tchèque n’a figuré parmi les lauréats, même si quelques noms célèbres ont été cités, à plusieurs reprises, en coulisses, par exemple ceux de Milan Kundera ou d’Arnošt Lustig.

« Bonjour, je suis un auditeur fidèle de Radio Prague et je voudrais en savoir plus sur les études en République tchèque. Combien de temps dure l’enseignement primaire et secondaire ? Quelles sont les grandes universités en Tchéquie ? Quelles sont les langues étudiées après le tchèque ? »

Autant de questions que nous pose, dans son récent e-mail, notre auditeur algérien Nouari Nagmouchi. En République tchèque, l’enseignement primaire dure 5 ans : les petits Tchèques sont scolarisés à partir de 6 ou 7 ans, selon leur date de naissance et en fonction de leurs capacités. A partir de l’âge de 10 ou 11 ans, commence l’enseignement secondaire, qui se termine, à 18 ans environ, par l’examen du baccalauréat ou encore par l’obtention du diplôme d’aptitude professionnelle. Il existe, en République tchèque, une quinzaine d’universités, parmi lesquelles notamment l’Université Charles, fondée à Prague en 1348 par l’empereur Charles IV, l’Université Masaryk de Brno et l’Université Palacky d’Olomouc. Les langues étrangères enseignées dans les écoles tchèques sont l’anglais, l’allemand, le français, l’espagnol, dans certains établissements aussi l’italien et le russe.

C’est tout pour aujourd’hui. Merci à Maurice Mercier, Didier Vasseur, Gérard Petrisot et Samir Bechka qui nous fait récemment parvenir leurs rapports d’écoute, merci à tous ceux qui nous écoutent et nous écrivent. A bientôt !

23-10-2010