21-05-2011

Lors de notre dernier rendez-vous avec vous, auditeurs et lecteurs, il y a deux semaines de cela, nous avions été contraints de constater le maigre courrier que nous recevions. Nous le regrettons, bien entendu, même si nous comprenons bien que pour un grand nombre de radioamateurs, l’écoute sur Internet ne représente plus le même intérêt. C’est ce que nous a expliqué récemment Christian Canoen, qui nous a fait le plaisir de nous rendre visite lors de son récent passage à Prague à l’occasion de la tenue du Marathon.

Photo: 123RFPhoto: 123RF Un événement, le marathon, que notre auditeur lillois, qui avait l’habitude de nous envoyer régulièrement ses rapports d’écoute, ne rate jamais depuis plusieurs années, comme il ne manque jamais de venir nous saluer. Cette année, cela a ainsi permis à Christian d’assister à l’enregistrement en studio de nos émissions, notamment de la rubrique littéraire de Václav Richter. Néanmoins, notre appel à nous écrire n’est pas tombé dans des oreilles de sourds puisque vous avez été un certain nombre à réagir. Nous vous en remercions. C’est le cas, notamment et entre autres, de Hervé Brien, un supporter des Girondins de Bordeaux, qui nous a envoyé depuis Talence le message suivant :

« Bonjour à toutes et à tous chers amis de la rédaction française de Radio Prague. Peu d’écoutes de vos programmes actuellement, mais je lis quotidiennement votre actualité grâce à votre site Internet et à la « news letter » que je reçois. Nous vous remercions pour votre invitation au 75e anniversaire de Radio Prague le jeudi 23 juin : malheureusement cette manifestation se déroulant en semaine, nous ne pourrons nous y rendre, mais nous penserons bien à vous cette journée. Je vous remercie également pour votre réponse concernant le « troc plantes ».
J’ai une autre question concernant le jardinage. Les jardins partagés, similaires aux « jardins ouvriers » qui ont déjà existés, commencent à renaître un peu partout dans les grandes villes en France. Ce phénomène se retrouve-t-il aussi en République Tchèque ?
Une autre question, qui concerne le Slavia de Prague dont nous possédons le fanion. Ce grand club est menacé de disparition du fait de problèmes financiers. Qu’en est-il exactement et la menace est-elle sérieuse ? J’espère que ces deux questions pourront alimenter la rubrique du courrier des auditeurs qui faiblit fortement ces derniers temps. Merci encore pour votre travail journalistique.
Un dernier point concernant le concours de Radio Prague de cette année : il n’est pas facile !
Bonne semaine et très sincères amitiés tchécophiles. »

Tout d’abord, concernant notre concours, vous avez été quelques-uns à nous faire remarquer qu’il était plutôt compliqué cette année. Pour vous aider, nous avons donc décidé de rediffuser dans la rubrique culturelle de ce samedi une émission consacrée à Jan Werich et Jíři Voskovec, les deux principaux protagonistes du théâtre dont nous demandons de trouver le nom. Vous devriez d’ailleurs désormais trouver le nom de ce théâtre sans grandes difficultés… et vous devriez également trouver suffisamment d’éléments pour pouvoir répondre et participer à ce concours.

Concernant les questions posées par Hervé, pour ce qui est des jardins partagés, aussi appelés communautaires dans certaines régions, et qui sont en fait des jardins collectifs urbains, le phénomène commence seulement à apparaître dans quelques rares nouveaux projets. Mais la tendance en République tchèque, et plus encore à Prague et dans ses environs, est plutôt d’être propriétaire de son propre jardin ou de son petit bout de terrain sans trop chercher à vivre en commune avec ses voisins et surtout en ne voulant pas être dérangé par ceux-ci. Disons donc plutôt que le phénomène n’est pas encore véritablement arrivé en République tchèque, seuls certains architectes essentiellement évoquant parfois la chose ici ou là. Mais puisque le phénomène se développe en France depuis une dizaine d’années après être apparu en Amérique du Nord, on peut supposer qu’il aura ses partisans également en République tchèque à l’avenir.

Pour ce qui est de la seconde question, la réponse est « oui » : le Slavia Prague, un des plus prestigieux et plus anciens clubs tchèques de football, est bien menacé de descente en 3e division. La fédération tchèque de football a en effet décidé de ne pas attribuer de licence professionnelle au Slavia pour la saison prochaine en raison de son important déficit financier. Les choses ont toutefois quelque peu évolué ces derniers jours. Les dirigeants du club ont d’abord fait appel de la décision rendue par la fédération. Il semble en effet qu’un nouvel investisseur ait finalement été trouvé après de longs mois de négociations. Celui-ci a donc d’abord versé une partie de ce qui revenait aux joueurs et aux employés du club, qui n’étaient plus payés depuis le début de l’année. Selon les médias tchèques, le Slavia devait environ 15 millions de couronnes (un peu plus de 610 000 euros) en salaires à ses joueurs. Il ne s’agit pas d’une somme mirobolante si on la compare à la masse salariale de la plupart des clubs européens et français, mais cela n’enlève rien au fait qu’il n’y avait plus un sou dans les caisses du club pragois. Par ailleurs, la société prête à investir dans le Slavia devrait également s’engager à rembourser les quelque 4,5 millions d’euros dus à la société britannique ENIC, ancien actionnaire majoritaire du club. Si toutes ces dettes devaient être effectivement remboursées et si un nouveau propriétaire arrive bien à la tête du club, le Slavia Prague devrait cependant être sauvé et pouvoir continuer en première division la saison prochaine.

Nous remercions également tous ceux qui nous ont écrit et envoyé leurs rapports d’écoute ces derniers jours, que ce soit du Japon, du Canada, d’Afrique de l’Ouest, du Maghreb, et de France et de Belgique bien sûr. Nous leur répondrons dans le prochain Courrier des auditeurs dans quinze jours. En attendant, celui-ci touche à sa fin… Merci de votre attention et à très bientôt !

21-05-2011