07-11-2009

Bonjour ! Au sommaire de ce Courrier, qui nous emmènera, entre autres, dans le Vercors et dans l’Aveyron, nous parlerons histoire, littérature, musique et agriculture, plus précisément des produits bio.

Commençons aujourd’hui par le courrier de Didier Beaurepaire de Romans-sur-Isère, en France, qui nous a écrit : « J’ai décidé de refaire un peu d’écoute de votre station, dont voici un rapport d’écoute. D’autres suivront. C’est très facile de vous écouter à 9h30 (heure française), la réception se fait dans de bonnes conditions. De plus ce sont les émissions les plus intéressantes pour moi, avec le 28 octobre, jour férié en Tchéquie avec la célébration du 20ème anniversaire de la révolution de Velours – et aussi le 91ème anniversaire de la fondation de la République tchécoslovaque en 1918. » Merci également, Didier Beaurepaire, de nous avoir envoyé une très belle carte des Grands Goulets, une curiosité naturelle du Vercors.

Cloître Saint-JeanCloître Saint-Jean Autre réaction à notre programme : « Récemment, dans la chronique dominicale du tourisme, j'ai beaucoup aimé la découverte du Cloître Saint-Jean », écrit Jacques Augustin de Rosny-sous-Bois. « Le coeur y était avec des voix contribuant à remonter dans le temps. » « Aujourd’hui samedi 31 octobre, j’ai écouté votre première diffusion sur 11600 kHz à 14h30 TU. La réception a été très bonne durant toute l’émission », nous annonce Hervé Brien de Talence, avant d’évoquer deux émissions qui avaient retenu son attention : « La première était dans les rencontres littéraires toujours admirablement menées par Václav Richter et consacrées au livre de Karel Čapek ‘Entretiens avec Masaryk’. Tomáš Garrigue Masaryk et Karel ČapekTomáš Garrigue Masaryk et Karel ČapekNous avons pu découvrir toute la sagesse du premier Président de la Tchécoslovaquie, sagesse qui souvent fait défaut à nos hommes politiques actuels. Concernant Karel Čapek, je vous livre le commentaire de ma belle-mère après la lecture de son livre ‘L’Année du jardinier’ : ‘un petit bijou !’ Existe-t-il une expression similaire en tchèque ? »

Effectivement, Hervé Brien, les Tchèques, eux-aussi, ont l’habitude de qualifier un très bon livre, un film ou une oeuvre d’art en général de bijou – « klenot » ou encore de perle – « perla ». Ensuite, vous avez apprécié, comme Didier Beaurepaire et d’autres auditeurs encore, notre programme spécial du 28 octobre : « Cette émission était des plus instructives, surtout avec les commentaires des archives sonores de l’époque. Votre retour à la démocratie a fait beaucoup moins de bruit en Europe que la chute du mur de Berlin. T.G. Masaryk déclarait : ‘cependant, lorsqu’une petite nation, avec ses moyens limités, arrive à réaliser quelque chose, ce quelque chose prend une valeur morale toute particulière, une valeur immense’. Ces propos tenus bien des années avant, étaient visionnaires. Merci encore pour ce travail de mémoire. Même si nous défendons votre présence sur les ondes courtes, nous ne pouvons que nous féliciter de votre site Internet qui nous permet de vous réécouter à tout moment et qui constitue une base documentaire inestimable. (...) Pour terminer, je voudrais revenir sur un 29 octobre mais de l’année 1981, date à laquelle disparaissait Georges Brassens. Ses chansons ont été chantées en tchèque par un de vos artistes auquel, il me semble, vous avez déjà consacré une rubrique. Je n’arrive plus à retrouver son nom : pourriez-vous le rappeler ? » Jiří DědečekJiří Dědeček Avec plaisir, M. Brien, car il s’agit d’un artiste que j’aime beaucoup, de quelqu’un de très bien, doté de multiples talents : de musicien, de poète, de traducteur... Il s’appelle Jiří Dědeček et il est, par ailleurs, président du Pen-club tchèque. Je rappelle que Jiří Dědeček a également traduit en tchèque des chansons d’Edith Piaf et de Jacques Brel. On l’écoute...

« A Narbonne, le vent, toujours du vent, mais un peu de soleil qui ne chauffe plus guère d’ailleurs – quelques pluies mais pas de champignons pour le moment. Il va falloir attendre un peu », nous raconte, dans sa lettre, notre fidèle auditeur André Balboa. Merci, M. Balboa, pour la carte touristique de l’Aveyron, ainsi que pour les superbes cartes postales de votre région que vous avez gentiment jointes à votre courrier : vous avez raison – les images des caves de fromages de Roquefort donnent vraiment envie de la visiter... Si Jacques Augustin nous demande, dans sa dernière lettre, quel est le nombre d’agriculteurs en Tchéquie, vous, André Balboa, vous vous interrogez sur l’attitude des consommateurs tchèques vis-à-vis des produits bio. « En France, écrivez-vous, tout est en progression, beaucoup plus d’acheteurs. » C’est un sujet intéressant dont nous reparlerons sûrement dans ce magazine. En République tchèque aussi, l’intérêt pour l’agriculture biologique et pour ses produits est croissant. Les produits bio, dont les prix restent, il faut le dire, beaucoup plus élevés que ceux des autres aliments, se trouvent dans tous les grands supermarchés, ainsi que, bien évidemment, dans les magasins spécialisés. Très fréquemment, les petites fermes dites « écologiques » font leur commerce par Internet. Selon divers sondages, près de 5% des Tchèques achètent régulièrement bio, quelque 30% occasionnellement. Qui sont ces consommateurs de produits biologiques ? Les Tchèques âgés de 30 à 39 ans et les foyers avec enfants.

C’est tout pour aujourd’hui, j’ai juste le temps de remercier Gérard Petrisot d’Argenteuil, Michel Gueroult de Labastidette et Roger R. Roussel du Goulet, au Canada, de leurs rapports d’écoute. Très bonne semaine à toutes et à tous !

07-11-2009