Libor Sula

18-10-2007

Créatif, jeune, charmant et plein de vie, le coiffeur-styliste Libor Sula dégage une énergie tres positive qui vous met tout de suite a l'aise. Il a obtenu deux fois le prix Coiffeur de l'année en 2002 et 2004 au concours Czech and Slovak Hairdressing Awards et 6 nominations dans le cadre du meme concours en 2006, organisé pour la septieme fois par Henkel République tcheque. En cette meme année il a également obtenu le troisieme prix européen de l'AIPP Paris pour la Coiffure masculine commerciale, et fut déclaré le meilleur coloriste Schwarzkopf Professionnal Colourist of the Year du Czech and Slovak Hairdressing Awards.

Son style est conservateur, proche de l'Italie et de la France. Son optique est de souligner la personnalité d'un client. En onze ans de carriere il a ouvert deux salons et il est sur le point d'en ouvrir deux autres. L. Sula donne aussi des stages a l'étranger pour coiffeurs - stylistes professionnels et propriétaires de salons de coiffure. Actuellement il est également ambassadeur de l'Oréal en République tcheque.

« J'ai essayé toutes les marques et parce que mon style est tres français, avec une légere touche tcheque, je me suis finalement décidé de travailler pour l'Oréal dont je suis depuis six mois l'ambassadeur. J'apprécie beaucoup le style raffiné et féminin de l'Oréal, une marque française qui me convient absolument. Le rôle de l'ambassadeur de l'Oréal consiste a appliquer les nouvelles tendances présentées deux fois par année. Il doit etre capable de les adapter au marché local et de les faire passer au public, dans la vie courante, ainsi que tout le matériel qui va avec. Je veux dire les shampooings et les soins capillaires. L'ambassadeur doit également persuader les clients sur la maîtrise de son métier. J'estime que tel est le rôle de l'ambassadeur professionnel de l'Oréal. »

La créativité du jeune coiffeur-styliste est innée, mais certainement pas héréditaire. Libor Sula est né en 1977 dans un tout petit village de 500 habitants pres de la ville de Sumperk en Moravie. La maman, comptable dans une entreprise d'état, le pere travaillant dans le secteur agricole, n'ont aucun lien avec le milieu créatif de la mode et de la coiffure. Le premier signe d'un penchant pour le futur métier de Libor se manifeste a trois ans lorsque sa sour Verunka voit le jour. Il est épaté : Verunka a des cheveux sur la tete ! Libor en est fier et fasciné a un tel point qu'il le raconte a tous les enfants de son entourage. Déja a cinq, six ans il est irrité par toute chose qui ne se marie pas ensemble, que se soit la forme ou la couleur. Les premieres tentatives de créations sont effectuées sur les cheveux de sa sour Verunka qui laisse son frere tenter ses expériences avec une patiente angélique et meme plus tard reste toujours prete a aider son frere aîné.

Libor Sula veut devenir vétérinaire ou coiffeur, mais son pere estime qu'il devrait faire des études a l'école industrielle pour devenir mécanicien. Libor passe donc les examens a l'école secondaire de technologie. Les études l'ennuient au plus haut point et le seul rayon de soleil dans la grisaille du quotidien est l'exercice de son talent de coiffeur sur les filles de sa classe, dont il préfere la compagnie a celle des garçons. Apres le baccalauréat il est pris au piege car ses études étaient financées par une entreprise importante dont le siege se trouve dans le village meme. La condition de la subvention fut un contrat de travail de quatre ans pour l'entreprise en question. Mais la salopette tachée d'huile n'est pas vraiment la tasse de thé de Libor. Son esprit créatif est offusqué, il étouffe. Les parents remarquent bien que leur fils est malheureux et se montrent compréhensifs, remboursant l'entreprise sur les frais investis dans les études de Libor. Feu vert et le jeune homme part via Prague. Il commence a travailler comme vendeur dans la boutique Dolce et Gabanna du grand gourou de la mode a Prague Eugenio qui fut également le premier a ouvrir les boutiques Cerruti et Joop. Bientôt Libor fait lui-meme le choix des vetements destinés a la vente. C'est en cette période qu'il fait la connaissance de son partenaire commercial et actuel ami intime Gabriel Neeser.

« Quand je l'ai rencontré pour la premiere fois, j'ai tout de suite remarqué son talent extraordinaire. C'est atouts, c'est de savoir faire avec les clients, les collaborateurs, son intuition pour tout ce qui est beau, son bon gout et surtout cet enthousiasme pour son métier de coiffeur et l'art en général. Et tout cela fait de lui un partenaire qui couvre tout cette gamme de qualité tres importante de travail créatif en me laissant le côté - appelons le non créatif, c'est a dire l'administration. Je dois dire que Libor est pour moi le prototype de l'artiste créatif, un talent pour l'art en général et la coiffure en particulier. Il est toujours plein d'idées avec une spontanéité unique, autodidacte, sensible et intelligent, une personnalité tres forte. Pour lui tout est facile, automatique, il n'a pas besoin de se préparer. Je crois que c'est ce qui le caractérise le plus. »

C'était mon invité a l'antenne Monsieur Gabriel Neeser.

Et c'est également ce dernier qui a initié Libor a se lancer dans la coiffure. Suit une année de cours dans une école professionnelle avec examens finaux, puis les stages a Londres, Amsterdam, Madrid...Deux mois chez Jacques Dessange, puis au salon Portrait de Katerina Kornova, style qu'il ne veut certainement pas suivre. Il veut etre indépendant. Premier lieu de travail - un fauteuil dans un tout petit espace. Mais, les clients le suivent. Puis il va voir le directeur général de Wella et lui explique qu'il est le seul a pouvoir ouvrir un superbe salon de coiffure. En une semaine l'argent nécessaire est viré au compte et Libor ouvre son premier salon. Il commence avec deux employées, actuellement il en a 40, et travaille beaucoup sur la marque.

« Ma soeur Verunka, a laissé tomber ses études a cause de moi. Elle a passé son baccalauréat et avait envie de faire des études universitaire. Mais c'était justement au moment ou j'ouvrais mon premier salon de coiffure et j'avais besoin d'un cerveau et ma sour en est un. Verunka nous a beaucoup aider et elle est donc le plus longtemps dans la boîte. Je lui coupe les cheveux depuis l'âge de ses quatre ans et je m'occupe de ses cheveux jusqu'a présent. Je pense que sa coupe est la plus technique de ma vie. »

Libor Sula trouve encore le temps de nager trois fois par semaine, monter a cheval et s'occuper avec son ami de 9 chats et de deux chiens.

18-10-2007