Infos du jour Nouvelles Lundi, 13. JUILLET, 1998

13-07-1998

Nouvelles 13.7.1998 -OM-

Vaclav Havel parle dþintention, au sein de l'ODS, de le faire destituer

Selon le président Vaclav Havel, dans les réunions de lþODS, parti de lþancien Premier ministre, Vaclav Klaus, a apparemment apparu lþidée de le destituer par lþentremise du Sénat, qui pourrait lþaccuser de haute trahison et mettre fin à son mandat par la Cour constitutionnelle. Le président a fait cette révélation, ce dimanche, à la télé tchèque Prima, dans une émission Nedelni partie, (La partie de dimanche). Il a, par ailleurs, reconnu quþil sþagit là dþune information de "seconde main", quþil ne pourrait garantir à 100%.

Le président a encore déclaré avoir observé attentivement, ces derniers temps, chez lþODS et la social-démocratie, comme chez dþautres partis politiques, une certaine nervosité et une certaine excitation liées à sa personne, aussi a-t-il le sentiment que les partis le considèrent: "comme une personne mystérieuse et insondable, qui pourrait à tout moment faire quelque chose". "Ma personne est liée à lþidée de menace par des procédés non conventionnels", a dit le président sur un ton plaintif.

Opinion de Zeman et Macek sur les propos de V.Havel

Pour sa part, le président de la social-démocratie, Milos Zeman, a qualifié dþanecdote politique les propos de Vaclav Havel que lþODS chercherait à le destituer. "Je pense que cette opinion a plutôt la forme dþune anecdote que dþun propos mûrement réfléchi". Il a ajouté quþen tout cas, sþagissant des négociations de la social- démocratie avec lþODS, il nþa, à aucun moment, été question de destituer le président de la République. Quant au vice-président de lþODS, Miroslav Macek, dentiste de son état, et connu pour ses attaques contre Havel, tout en qualifiant dþabsurde la nouvelle donnée par le chef de lþEtat, a ajouté quþen pareil cas, en médecine, on parle de "manie de la persécution".

Havel et le quorum d'admission au Parlement

Vaclav Havel sþest, par ailleurs, prononcé sur lþintention quþon prête à lþODS et à la social-démocratie de relever le quorum de représentativité au Parlement et qui est de 5% actuellement. Il estime que ce serait une attaque fâcheuse au pluralisme politique, que de relever le plancher des voix nécessaires pour entrer au Parlement à 10 voire 15%, car, a-t-il ajouté, la minorité ou les opinions minoritaires ont elles aussi le droit dþêtre représentées.

Avis du président sur les futurs ministres

Le chef de la social-démocratie, Milos Zeman, qui serait vraisemblablement Premier ministre, est convaincu que, selon la constitution, le président Vaclav Havel nþest aucunement fondé à refuser lþun des ministres quþil lui proposerait dans les jours à venir. "Naturellement, a-t-il dit, je comprend le droit du président à lþinformation sur mes intentions, mais de là à exercer un véto personnel, je pense que ce serait une atteinte aux dispositions constitutionnelles concernés". Selon la presse, les candidats aux ministères des A.E. et de lþIntérieur, respectivement Jan Kavan et Vaclav Grulich, de la social-démocratie, nþont pas la confiance du président de la République.

Lux à propos de l'opinion du président sur les futurs ministres

Pour sa part, le président des chrétiens-démocrates et ministre de lþAgriculture dans le gouvernement sortant, Josef Lux, estime que non seulement le président de la République a le droit, mais encore lþobligation de sþassurer sþil nþy a pas parmi les candidats aux postes ministériels des gens lustrés positivement -en dþautres termes compromis avec lþancien régime- et des choses comme ça. Havel, a-t-il ajouté, est le chef de lþEtat, et de plus il est responsable du gouvernement.

Les prochaines élections un référendum

Selon le président de la fraction parlementaire de lþUnion de la liberté, Vladimir Mlynar, les prochaines élections communales et sénatoriales seront un véritable référendum qui nous montrera si les citoyens ont accepté réellement lþaccord dit "dþopposition", passé entre lþODS et la social-démocratie, ou ne lþont pas accepté. "Notre rôle, a-t-il déclaré, sera de convaincre la majorité des électeurs que cet accord est réellement la négation des législatives et une escroquerie des électeurs. "Notre but, a ajouté Jan Ruml, dans une conférence de presse, est dþinterdire constitutionnellement le Sénat -aux élections de novembre- à la majorité des candidats de lþODS et la social-démocratie.

Havel et les communistes

Enfin le président Vaclav Havel serait dþaccord, selon ses propres paroles, de rencontrer sans hésiter les représentants du Parti communiste de Bohême et de Moravie, dès lors que ce parti aura abandonné cette appellation. Notons à ce propos que jusquþà présent, dans ses consultations avec les partis politiques, Vaclav Havel a toujours refusé de recevoir les communistes.

13-07-1998