Infos du jour Nouvelles Dimanche, 21. JANVIER, 2001

21-01-2001

Par Omar Mounir

Fin du sommet de Visegrad

C'est encore dans la soirée de samedi qu'a pris fin le Sommet des quatre pays d'Europe centrale, la Slovaquie, la Hongrie, la Pologne et la République tchèque membres de l'accord de Visegrad. Un sommet qui s'est tenu dans la ville polonaise de Pszczyna. Les quatre présidents ont souligné que leurs pays respectifs ont une histoire commune et ont mis à profit ce sommet pour réitérer leur objectif commun: devenir membres à part entière de l'Union européenne. En vue d'accélérer cette intégration, la Slovaquie a promis de devenir membre de l'OTAN dans les meilleurs délais possibles. Tous les présidents ont formulé leur voeu que l'admission de Bratislava à l'OTAN intervienne avant le prochain sommet de l'organisation Nord-Atlantique, prévu en l'an 2002.

Témoignage des "dissidents" cubains

Les "dissidents" cubains, Antonio Femenías et Roberto Valdívia, mis en état d'arrestation en même temps que les deux citoyens tchèques, le député et ancien ministre Ivan Pilip et l'homme d'affaires Jan Bubeník continuent de soutenir que, contrairement aux accusations dont ils font l'objet, ils n'ont reçu des citoyens tchèques précités ni argent ni document d'aucune sorte. Une information donnée par le quotidien Mlada fronta Dnes, ce samedi, sur la base d'une communication téléphonique avec les deux Cubains. Les intéressés ont ajouté qu'ils ne sont membres d'aucune organisation, mais de simples journalistes travaillant à 400 kilomètres de la Havane.

Une réaction des Etats-Unis

A part cela, l'arrestation des deux citoyens tchèques continue de susciter des réactions à l'intérieur comme à l'extérieur du pays. Le président du Comité d'Helsinki du congrès américain, Christopher H. Smith a fait appel ce vendredi à la Havane pour qu'elle libère les deux citoyens tchèques. "Je ne sais pas, a-t-il écrit, s'il s'agit d'une punition du gouvernement tchèque pour sa proposition de résolution sur la violation des droits de l'homme à Cuba et que la Commission de l'ONU pour les droits de l'homme a adopté, ou s'il s'agit seulement d'un épisode de l'actuelle répression cubaine contre ses propres citoyens, laquelle répression constitue une négation des droits de l'homme".

Jan Kavan et le respect des droits de l'homme

Pour sa part, le ministre des Affaires étrangères tchèque, Jan Kavan, trouve: "honteusement fallacieuse la propagande cubaine quand elle qualifie la République tchèque de "laquais des Etats-Unis". "Un train de sanctions économiques a-t-il ajouté, ne peut juguler la violation des droits de l'homme (...) Certains amis américains ne pensent pas à cela, et sur ce chapitre nous avons des points de vue divergents". Tout en ajoutant que c'est là l'attitude de la République tchèque dans les forums internationaux, il a souligné la volonté de Prague d'avoir de bonnes relations avec Cuba et, par exemple, des bonnes relations commerciales avec la Chine.

Les détenus rejoints par leurs familles

Peu de temps après 13 heures l'épouse d'Ivan Pilip, Lucie, et le frère de Jan Bubenik, Martin se sont envolés pour Cuba. Tous deux n'ont pas hésité un seul instant à voyager dès qu'il ont appris que les deux détenus ne peuvent être visités que par des membres de leur famille. L'ambassade de Cuba à Prague leur a délivré leur visa dans la soirée de vendredi.

Deux informations militaires

Une mise à l'épreuve des forces armées dans des conditions de froid extrêmes, c'est ce qui attend des unités de l'armée tchèque et d'autres unités de pays européens, dans les hauteurs moravo-silésiennes, début février.

Un groupe de huit experts tchèques partiront le 25 janvier dans la première partie du 7ème régiment de reconnaissance au Kosovo. Ils auront pour mission de s'assurer de l'effet des munitions à l'uranium appauvri sur la santé des soldats. Les experts effectueront leurs recherches sur les lieux bombardés par les avions et où les soldats tchèques ont séjourné.

Régler au plus vite la crise de la télévision

Le comité national de l'Union de la liberté, réuni dans la ville de Jihlava, a fait appel au Parti civique démocrate de Vaclav Klaus aussi bien qu'à la social-démocratie - les deux partis détenant la majorité à la Chambre, par le fameux contrat d'opposition - d'adopter la loi sur la télévision dans les limites admises par le Sénat qui l'a partiellement rejetée. Selon les responsables de l'Union de la liberté, une adoption rapide de ces dispositions est la seule à même de créer une issue de sortie à l'actuelle crise de la télévision.

21-01-2001