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Les députés ont dit non à la dissolution de la Chambre basse

La réunion de la Chambre des députés de ce mercredi a été clôturée suite à quatre heures de débats. Les députés ont refusé l’initiative de la social-démocratie et ont voté contre la dissolution de la Chambre. C’était pour la première fois dans l’histoire qu’ils ont fait l’usage de l’amendement constitutionnel introduit il y a quatre ans, qui met en place cette procédure. Même si quatre-vingt-quinze députés (une majorité des présents) a voté pour la dissolution, cela n’a pas satisfait le critère contenu dans le texte constitutionnel qui oblige l’acquisition des trois cinquièmes des voix. Malgré le soutien du parti communiste et des Affaires publiques, les deux autres formations de l’opposition, la social-démocratie n’a pas recueillie un soutien suffisant pour sa proposition, notamment du fait de l’opposition des trois partis de l’ancienne coalition gouvernementale (ODS, TOP 09 et LIDEM). Les représentants de la coalition ont déclaré leur détermination à ne pas soutenir le gouvernement de Jiří Rusnok lors du vote de confiance dans trois semaines.

Après le verdict de la Cour suprême, les trois anciens députés ODS impliqués dans l’affaire de présumée corruption politique ont été remis en liberté

Les trois anciens députés placés en détention préventive en juin dans le cadre de l’affaire de corruption qui a entraîné la chute de la coalition gouvernementale, Petr Tluchoř, Marek Šnajdr et Ivan Fuksa ont été remis en liberté mardi soir. En effet, la Cour suprême a jugé que les trois hommes étaient protégés par leur immunité parlementaire au moment des faits, à l’automne dernier. Ainsi, ils ne devraient pas être poursuivis pour une pratique politique. En échange de postes lucratifs dans des entreprises contrôlées par l’Etat, Petr Tluchoř, Ivan Fuksa et Marek Šnajdr, membres du Parti démocrate civique (ODS, principale formation de l’ancienne coalition gouvernementale), avaient accepté de renoncer à leur mandat de député afin de permettre l’adoption de plusieurs lois fiscales. La Cour suprême ne s’est pas prononcée sur la question de savoir si cette pratique politique et cet « échange de bons procédés » courant dans le milieu politique devaient être considérés comme un délit de corruption, comme l’estime la police.

L’immunité parlementaire, sujet de controverses

Suite à la décision de la Cour suprême de ce mardi, Petr Tluchoř, Marek Šnajdr et Ivan Fuksa ont été remis en liberté. La Cour suprême a jugé que les trois hommes étaient protégés par leur immunité parlementaire au moment des faits. Selon la Cour suprême, leur activité politique ne pourrait pas faire l’objet d’un procès. La décision, qui est immédiatement devenue une source de controverses juridiques, a été critiquée par la ministre de la Justice, Marie Benešová, ce mercredi. Elle a estimé que la Cour a fait une interprétation trop extensive de l’immunité parlementaire, et a suggéré au chef de l’Etat de donner l’impulsion à la Cour constitutionnelle afin qu’elle tranche ce débat. Le cœur de la controverse réside dans la question de savoir s’il y a un acteur qui puisse encore revenir sur la décision de la Cour suprême. En effet, les députés relâchés n’ont aucun intérêt à saisir la Cour constitutionnelle et la procurature d’Ivo Ištván n’en a pas de moyens. La ministre de la Justice a également refusé d’initier une procédure disciplinaire contre Ivo Ištván, procureur de la République. Elle a jugé qu’il s’agirait de succomber à une pression politique.

Procureur de la République, Ivo Ištván : « Nous allons poursuivre l’enquête de l’affaire de corruption »

Ivo Ištván, procureur de la République, affirme vouloir poursuivre l’affaire de la corruption politique des trois députés ODS remis en liberté ce mardi soir. Selon Ivo Ištván, la décision de la Cour suprême oblige la procurature à redéfinir les termes de l’accusation. L’activité de son bureau se concentrera sur la mise en évidence des lieux où se sont tenues les négociations suspectes. Dans l’affaire de corruption, sept personnes (sur huit accusées) ont été en détention provisoire depuis le mois de juin. Actuellement, quatre parmi eux restent en détention, il s’agit de Jana Nagyová, la chef du cabinet de l’ancien Premier ministre Petr Nečas, l’ancien chef du service de renseignement militaire Ondřej Páleník, Roman Boček, l’adjoint au ministre de l’Agriculture et Jan Pohůnek, employé du renseignement militaire. Seul ce dernier, Jan Pohůnek, n’a pas deposé plainte contre son arrestation. Les autres plaintes seront analysées par la Cour régionale d’Ostrava dans les jours à venir.

Conséquence du verdict de la Cour suprême, la demande de la levée de l’immunité parlementaire de l’ancien Premier ministre Petr Nečas sera retirée

Suite au verdict rendu par la Cour suprême, le procureur de la République, Ivo Ištvan, a annoncé que la demande déposée la semaine dernière à la Chambre des députés afin de lever l’immunité parlementaire de l’ancien Premier ministre Petr Nečas allait être retirée. Selon le procureur, aucunes poursuites en justice ne peuvent être engagées avant que ne soit résolue la question de l’étendue de l’immunité parlementaire. Selon la police, l’ancien chef de la coalition gouvernementale fait partie des personnes soupçonnées d’avoir corrompu les trois anciens députés ODS Petr Tluchoř, Marek Šnajdr et Ivan Fuksa (cf. info ci-dessus). Ivo Ištvan a par ailleurs indiqué qu’il n’entendait pas démissionner, comme le réclame Petr Nečas.

Premier ministre Jiří Rusnok commence sa recherche du soutien auprès des députés par une réunion avec le parti communiste

Jiří Rusnok, le nouveau Premier ministre, a commencé ce mercredi des négociations afin d’obtenir la confiance de la majorité des membres de la Chambre basse. La première formation avec laquelle il s’est réuni a été le parti communiste. Le Premier ministre a déclaré avoir surtout discuté la situation politique actuelle. Jiří Rusnok s’est engagé à présenter le programme de son cabinet à la prochaine réunion du parti communiste. Selon Vojtěch Filip, le chef du parti, le gouvernement devrait surtout accepter des élections anticipées.

Commission européenne : « La République tchèque n’est pas la Hongrie »

La Commission européenne répondra à la lettre envoyée ce mardi par deux députés du Parti populaire européen, Elmar Brok et Othmar Karas. Président et vice-président de la commission parlementaire des affaires étrangères, ils ont demandé à la Commission une « vérification rapide » des circonstances de la formation du nouveau gouvernement de Jiří Rusnok. La réponse de Viviane Reding, la Commissaire à la justice, aux droits fondamentaux et à la citoyenneté devrait être disponible dans les quinze prochains jours. Cependant, sa porte-parole Mina Andreeva a déclaré ce mercredi que la Commission européenne ne s’exprime pas à chaque occasion quand un nouveau gouvernement est formé dans un Etat membre. Elle a également noté que la République tchèque n’est pas la Hongrie dans la mesure où dans le cas hongrois, la Commission critiquait le gouvernement de Viktor Orbán pour des compléments constitutionnels dont le contrôle se trouve parmi les compétences de la Commission. Les textes législatifs en question portaient atteinte, selon la Commission, notamment à l’indépendance de la justice et de la Banque centrale.

Augmentation à compter du mois d’août à 340 euros du salaire minimum

Le montant du salaire minimum sera valorisé à 8 500 couronnes (340 euros) à partir du mois d’août. Envisagée depuis plusieurs mois, l’augmentation de 500 couronnes (20 euros) a été entérinée, mercredi, par le nouveau gouvernement. Cette mesure concerne environ 120 000 employés en République tchèque. La dernière valorisation du salaire minimum remontait à 2007, tandis que le montant du salaire mensuel moyen net, qui s’élève actuellement à 19 765 couronnes (790 euros), a augmenté de près de 20 % en l’espace de six ans.

Recréation des années 1950 à 1980 : habitudes des Tchécoslovaques exposées à Chrudim

Une exposition sur la recréation en Tchécoslovaquie des années 1950 et 1980 commence ce jeudi dans la ville de Chrudim, à une heure de Prague. Elle présente aux visiteurs des habitudes de l’époque : aller aux champignons, passer les weekends au chalet, aller camper sous la tente, ou bien passer les vacances dans les autres pays du bloc communiste. Le musée de Chrudim a recréé une agence de voyages dans le cadre de l’exposition. Celle-ci devrait rappeler des difficultés auxquelles étaient confrontés les voyageurs à l’étranger. L’exposition peut être une occasion pour le public international de découvrir une période historique à travers un aspect en apparence détachée de la politique : des loisirs.

Tennis : Klára Zakopalová passe en quarts de finale à Bastad

Tête de série n°3, Klára Zakopalová passe en quarts de finale sur la terre battue à Bastad (Suède). La joueuse du tennis tchèque a dominé l'Espagnole Arantxa Parra Santonja sur le score de 6/3, 6/1. Elle affrontera la gagnante du match entre Richel Hogenkamp et Lesia Tsurenko.

Météo

C’est un temps chaud et ensoleillé qui continue de régner sur l’ensemble du territoire ce mercredi, jour de la fête des Martina. Les températures varient entre 25° C et 29° C pour les maximales. Aucune évolution notable n’est attendue jusqu’à la fin de la semaine.