27-09-2011

Petit aperçu de l'actualité culturelle tchèque dans la capitale française avec le directeur du centre tchèque:

A. Nádvorníková: victoire à la PyrrhusA. Nádvorníková: victoire à la Pyrrhus Bonjour Martin Bonhard, vous êtes le directeur du centre tchèque à Paris. Nous vous retrouvons après cette pause estivale pour une présentation des actualités du centre. Pourriez-nous nous dire un mot de ce que vous avez préparé au centre culturel tchèque pour la rentrée et pour les prochaines semaines ?

« Nous avons recommencé nos activités la semaine dernière avec une nouvelle exposition sur Alena Nádvorníková, qui est une membre éminente du groupe surréaliste tchèque. Nous continuons aujourd’hui avec la projection d’un film de Jan Švankmajer qui sera justement commenté par Alena Nádvorníková. Nous poursuivons également nos activités classiques pendant tout l’automne avec des projections tous les lundis et des soirées de jazz tous les vendredis. Nous sommes aussi en train de travailler de manière intensive sur un projet qui aura lieu en novembre. C’est la deuxième édition du festival du film tchèque, Czech-in qui aura lieu du 8 au 13 novembre dans les salles de L’Entrepôt dans le XIVème arrondissement de Paris. »

'Katka''Katka' A propos de cinéma, il y a aussi début octobre la projection d’un documentaire tchèque très remarqué signé Helena Třeštíková et qui s’appelle Katka. Ce film documentaire a d’ailleurs été diffusé sur Arte récemment…

« Oui, cette projection a lieu le 3 octobre au centre tchèque. Helena Třeštíková viendra elle-même présenter son film et en parler ensuite autour d’un débat. La réalisatrice était déjà venue au centre tchèque il y a un an à l’occasion de la sortie du film Resnais. C’est donc une habituée du centre tchèque de Paris et nous sommes toujours très heureux de l’accueillir. »

Une habituée qui a déjà été primée et qui est encore en lice pour un autre prix prestigieux pour son documentaire, Katka. Le lendemain, 4 octobre, vous avez également une table ronde consacrée au philosophe tchèque Patočka.

« Tout à fait. C’est une table ronde organisée à l’occasion de la parution de l’ouvrage d’Emilie Tardivel, La liberté au principe, Essai sur la philosophie de Patočka. C’est une soirée qui nous est donc proposée par Madame Tardivel. Je suis sûr que ce sera très intéressant. »

Il y a une autre soirée dans le programme du centre tchèque pour le mois d’octobre, une soirée spéciale BD tchèque. Nous parlons beaucoup de la BD tchèque en ce moment avec la sortie notamment d’une adaptation d’une BD tchèque qui s’appelle Alois Nebel. Le film éponyme sort cette semaine sur les écrans tchèques. Vous consacrez justement une soirée à la BD tchèque le 12 octobre prochain.

 « Cet événement est organisé à l’occasion de la sortie des albums Les Sauvages de Lucie Lomová et O Přibjehi – Histoires de Markéta Hajská, Máša Bořkovcová et Vojtěch Mašek. Lucie Lomová, Vojtěch Mašek et les éditeurs animeront la soirée. Nous restons dans la logique du centre tchèque des dernières années et souhaitons montrer ce qui se passe en République tchèque au sein des courants culturels qui sont très actuels et en vogue en France. La BD, notamment, est très populaire en France et nous avons des choses à apporter à ce sujet. »

Les trois volumes de BD, O Přibjehi, sur l’histoire des Roms et des Slovaques a d’ailleurs fait l’objet d’un sujet lundi sur Radio Prague. Nous reviendrons peut-être vers vous à l’occasion de ce festival du film tchèque que vous préparez pour le mois de novembre. Y a-t-il d’autres événements ou actualités tchèques en France que vous souhaiteriez mentionner ?

 « Il n’y pas vraiment d’actualités tchèques en France, mais nous avons encore un autre projet, intitulé « Ecritures du monde », qui est très intéressant et qui aura lieu en décembre. C’est une présentation de jeunes dramaturges tchèques que nous préparons en collaboration avec l’Institut français de Prague ainsi qu’avec l’association « écritures du monde ». C’est un peu un retour d’ascenseur puisque l’Institut français a déjà organisé deux fois un projet similaire à Prague avec des jeunes auteurs français. »

Le Centre tchèque à ParisLe Centre tchèque à Paris Nous savons que vous étiez récemment de passage à Prague pour la réunion des directeurs des centres tchèques dans le monde. Vous avez pu comparer avec vos collègues la situation du centre tchèque que ce soit au niveau financier ou au niveau prestige. Est-ce que le centre de Paris se porte bien par rapport aux centres tchèques du reste de l’Europe et du monde ?

« Bien sûr, le centre de Paris se porte bien par rapport aux autres centres mais je crois que nous nous portons tous très bien. Nous avons bien évidemment été confrontés à des difficultés budgétaires comme partout. Cela ne concerne pas uniquement les centres tchèques mais tous les instituts culturels des autres pays, surtout européens. Je crois cependant que nous avons bien réussi à gérer ce problème. En règle générale j’ai l’impression que les centres tchèques ont une très bonne position là où ils sont. A Paris, nous avons la chance d’avoir un grand bâtiment à notre disposition dans le quartier de Saint-Germain. C’est un grand avantage. »

27-09-2011