Infos | Tous les articles


S'exprimant dimanche sur une station de radio commerciale, le président tchèque s'est dit favorable à une fermeture des frontières pendant un an. Miloš Zeman a invité les Tchèques à « s'émerveiller de la beauté de leur pays » durant les vacances d'été, lui-même ayant décidé de les passer à nouveau dans son fief de la région de Vysočina. « Nous souhaitons éviter de la sorte que des gens se rendent dans des pays où le virus n'est pas sous contrôle, » a-t-il affirmé. En mars dernier, le vice-ministre de la Santé avait tenu des propos similaires, estimant que les voyages à l'étranger pourraient être limités un an ou deux. Le ministre de la Santé Adam Vojtěch a pour sa part limité ses déclarations aux vacances d'été 2020. La décision de rouvrir les frontières du pays appartient au gouvernement.

Les agences de voyage du pays et autres acteurs du secteur touristique demandent au gouvernement tchèque d'annoncer un calendrier de réouverture des frontières, fermées depuis la mise en place de l'état d'urgence le 12 mars dernier afin d'endiguer l'épidémie de Covid-19. Des négociations sont toutefois actuellement en cours entre la République tchèque et la Croatie, les deux pays réfléchissant à la mise en place de mesures qui permettraient aux touristes tchèques de séjourner en Croatie cet été. La côte de la mer Adriatique est traditionnellement une destination privilégiée des touristes tchèques.

Le gouvernement tchèque doit justement discuter ce lundi de l'assouplissement des restrictions concernant les voyages à l'étranger pour des voyages d'affaires ou des raisons familiales, a fait savoir le ministre des Affaires étrangères Tomáš Petříček. S'exprimant dimanche à la Télévision tchèque, il a déclaré que l'assouplissement concernant les touristes devrait faire l'objet d'une coordination au niveau de l'Union européenne et qu'il dépendrait de la situation de chaque pays concerné par l'épidémie de coronavirus. Répondant ce lundi à l'agence de presse tchèque ČTK, le chef de la diplomatie tchèque a estimé qu'une "interdiction de voyager d'un an et plus" serait "disproportionnée".