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Des poursuites en justice contre l’ancien secrétaire général du Parti communiste tchécoslovaque Miloš Jakeš, l’ancien Premier ministre Lubomír Štrougal (1970-1988) et l’ancien ministre de l’Intérieur Vratislav Vajnar par l’Office de documentation et d’enquête sur les crimes du communisme (ÚDV). L’autorité, qui est un département de la Police tchèque chargé d’enquêter sur les crimes commis pour des motifs politiques en Tchécoslovaquie entre 1948 et 1989, accuse les trois anciens hauts fonctionnaires du régime communiste d’avoir abusé de leur pouvoir en autorisant l’usage d’armes à feu pour la protection des frontières. L’information a été communiquée, ce mardi, par le chef du ministère public du 1er arrondissement de Prague.

« Ils étaient conscients que des armes à feu étaient utilisées par les gardes aux frontières de la République socialiste tchécoslovaque contre les personnes qui s’efforçaient de franchir les frontières sans autorisation dans le but de quitter le pays. Malgré leurs positions, ils n’ont pris aucune mesure pour empêcher l’usage de ces armes », a-t-il expliqué.

L‘ÚDV estime que neuf personnes sont mortes et qu’au moins sept autres ont été blessées aux frontières de la Tchécoslovaquie entre 1976 et 1989. Tous trois grandes figures de la politique dite de normalisation, Miloš Jakeš, Lubomír Štrougal et Vratislav Vajnar sont aujourd’hui âgés respectivement de 97, 95 et 89 ans.