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Andrej Babiš n’a participé que brièvement, mercredi matin, à la séance de la Chambre des députés consacrée à l’examen du budget de l’Etat prévu pour 2019. Le Premier ministre tchèque s’est rendu en effet à Londres, où il sera reçu en fin d’après-midi par la Première ministre britannique Theresa May pour discuter notamment du Brexit.

Avant de monter dans l’avion à Prague, Andrej Babiš a déclaré que le problème du Brexit portait désormais essentiellement sur la frontière entre les deux Irlande. « Madame May n’est pas dans une situation facile. Elle est à la tête d’un gouvernement minoritaire comme nous, nous verrons comment tout cela finira. Le Conseil européen n’a pas décidé d’organiser de sommet spécial, la position de l’UE est claire, Michel Barnier a notre confiance », a estimé le chef du gouvernement tchèque. Dans une interview accordée à la BBC en septembre dernier, Andrej Babiš avait évoqué l’organisation d’un nouveau référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l’UE, possibilité que réfute toutefois Theresa May.

Dans la soirée, Andrej Babiš assistera également au concert donné à la Royal Academy of Music par la Philharmonie tchèque à l’occasion du centenaire de la fondation de la Première République tchécoslovaque. Ce concert, qui mettra à l’honneur les œuvres d’Antonín Dvořák et de Bedřich Smetana, constitue le temps fort de la Semaine tchèque organisée par l’ambassade tchèque à Londres.

Les soldats présents en Afghanistan opèrent pour la sécurité de la République tchèque et de l’Europe et il n’y a pas de raison que la République tchèque retire ses troupes du pays et cesse de participer à la mission de l’OTAN. C’est en somme ce qu’a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Tomáš Petříček (social-démocratie), à la Télévision tchèque, mardi soir, un jour après l’annonce de la mort d’un nouveau soldat tchèque, le quatrième depuis cet été, victime d’une attaque à la base aérienne de Shindand. « Il y a de nombreuses raisons de rester : notre sécurité, empêcher les trafics de drogue, s’efforcer de faire respecter l’ordre, empêcher une nouvelle vague migratoire... Ce sont des choses qui ont des retombées directes sur la sécurité en Europe », a-t-il expliqué.

Toujours selon le chef de la diplomatie, un renforcement de la mission tchèque en Afghanistan, où l’Armée opère sans interruption depuis 2002, n’est pas à l’ordre du jour non plus, même s’il n’exclut pas d’en discuter avec le ministère de la Défense et l’Etat-major. « La situation là-bas n’est pas bonne », a-t-il concédé. Tomáš Petříček a souligné qu’il n’y avait pas de raison que la République tchèque ne respecte pas ses engagements auprès de l’OTAN. Ancien ministre des Affaires étrangères, actuellement président de la commission des affaires étrangères à la Chambre des députés et lui aussi membre du parti social-démocrate, Lubomír Zaorálek s’est, lui, prononcé pour un retrait des soldats tchèques d’Afghanistan.