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Le ministère tchèque de l'Environnement a réagi à l'adoption lundi matin du nouveau rapport du Groupe d’experts intergouvernemental d’études sur l'évolution du climat (GIEC), très pessimiste sur l'évolution du climat et sur ses conséquences pour la vie humaine si les Etats ne prennent pas des mesures radicales pour limiter la montée des températures. "La République tchèque attend que la proposition de stratégie à long terme de l'Union européenne de réduction des gaz à effet de serre, qui doit être présentée par la Commission européenne avant le sommet COP24 de Katowice, reflète les conclusions du nouveau rapport du GIEC", a indiqué Pavel Zámyslický, lequel est en charge du département de l'énergie et de la protection du climat au ministère. Selon lui, ces perspectives, qui doivent définir des objectifs dans tous les secteurs d'ici à 2050, seront ensuite débattues et intégrées à une politique nationale.

D'après le rapport du GIEC, même avec une limitation drastique des émissions de gaz à effet de serre pour limiter le réchauffement à 1,5 °, les conséquences seraient très importantes pour la Terre et ses habitants. Les Etats du monde, dont très peu sont engagés sur la voie des engagements pris dans le cadre de l'accord de Paris, sont actuellement sur une trajectoire de réchauffement plus proche des 3 °, avec des implications dramatiques pour les espèces vivantes de la planète. En République tchèque, le débat sur le réchauffement climatique est pourtant très secondaire.

Le 6e Prix des droits de l'homme Václav Havel a été décerné au chef du bureau de Grozny du Centre Mémorial des droits de l'homme en Tchétchénie, Oyub Titiev. Le prix lui a été remis aujourd'hui, lors d'une cérémonie spéciale au Palais de l'Europe à Strasbourg, le jour de l'ouverture de la session plénière d'automne de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE). Le Prix Václav Havel est décerné chaque année par l'Assemblée parlementaire en partenariat avec la bibliothèque Václav Havel et la Fondation Charte 77 pour récompenser des actions exceptionnelles de la société civile en faveur de la défense des droits de l'homme en Europe et au-delà.

Oyub Titiev est en détention depuis janvier 2018. Il est un éminent défenseur des droits de l'homme et chef du bureau de Grozny du Centre Mémorial des droits de l'homme en Tchétchénie. A ce titre, M. Titiev a succédé à Natalia Estemirova, assassinée en 2009, et a apporté une contribution largement reconnue en faveur de la défense des droits de l'homme dans la région, en dénonçant les abus commis par les autorités locales. M. Titiev étant en détention, le prix a été remis à Aleksandr Cherkasov, Président du conseil d'administration du Centre Mémorial des droits de l'homme.

Les deux autres candidats présélectionnés – Rosa María Payá, jeune militante cubaine pour la démocratie et les droits de l'homme, et Nabeel Rajab, éminent défenseur de la démocratie et des droits de l'homme au Bahreïn – ont également reçu des diplômes lors de la cérémonie.