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La procédure d’infraction décidée mardi par la Commission européenne contre la République tchèque, la Hongrie et la Pologne en raison de leur refus de participer au programme de relocalisation des réfugiés depuis la Grèce et l’Italie ne peut pas être comparée à une sanction. C’est ce qu’a déclaré le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, ce mercredi à Strasbourg, devant le Parlement européen. Il a ajouté que la Commission n’avait pas d’autre solution, car ces trois Etats ont violé le droit européen. « Il faut faire clairement comprendre que même lorsque vous votez contre quelque chose, vous devez respecter les règles en vigueur », a expliqué Jean-Claude Juncker. Cette procédure est la première étape d’une démarche qui peut aboutir ensuite, si aucune solution n’est trouvée, à une saisie de la Cour de justice européenne, à Luxembourg, et à des sanctions financières.

En septembre 2015, la majorité des Etats membres de l’Union européenne ont voté en faveur du système de répartition par quotas des réfugiés. Ce programme, qui prévoit la répartition de quelque 160 000 personnes en l’espace de vingt-quatre mois, s’impose à tous les Etats membres. Toutefois, la République tchèque n’a accueilli que douze réfugiés au lieu des 2 600 qui lui étaient imposés. La semaine dernière, le gouvernement a indiqué qu’il n’en accueillerait désormais plus aucun en raison de la dégradation de la situation sécuritaire. Toujours ce mercredi, Jean-Claude Juncker a ajouté que la solidarité ne pouvait pas être unilatérale. « Je ne perds pas l’espoir que l’esprit européen et les valeurs européennes finiront par s’imposer », a-t-il affirmé.