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Les politiques tchèques ont eu diverses réactions au compromis trouvé lundi par la chancelière allemande Angela Merkel son ministre de l'Intérieur, Horst Seehofer, sur la question migratoire pour sauver son gouvernement. Cet accord prévoit de restreindre le nombre de demandeurs d’asile via l’instauration de centres de transit à la frontière entre l’Allemagne et l’Autriche afin d’y installer à l’avenir les demandeurs d’asile arrivant dans le pays mais déjà enregistrés dans un autre Etat européen, en attendant leur expulsion vers ce dernier.

Le Premier ministre Andrej Babiš estime que cette solution, comme la volonté de l’Autriche de renforcer la surveillance de ses frontières au sud, est un signal invitant la Grèce et l’Italie à fermer leurs frontières. « L’Allemagne a clairement fait comprendre que celui qui débarque en Italie ou en Grèce n’a pas le droit de choisir de vivre en Allemagne », a déclaré le chef du gouvernement.

D’autres politiques estiment qu’il s’agit d’une évolution de la position de l’Allemagne. « Cela signifie que l’Allemagne n’attire plus les migrants en Europe. Il est désormais clair qu’ils ne seront plus accueillis les bras ouverts et qu’ils ne doivent plus venir en si grands nombres », a ainsi affirmé le député social-démocrate Ondřej Veselý.

Inversement, d’autres voix se sont élevées pour regretter qu’une solution n’ait pas encore été trouvée à l’échelle européenne. « Si on laisse les Etats trouver eux-mêmes une solution à un problème européen, le résultat sera toujours plus compliqué, plus cher et affaiblira finalement l’UE et la Tchéquie », a réagi le président du groupe parlementaire des Maires et des indépendants, Jan Farský.