Pays du tourisme Les villes en Bohême centrale
Si vous visitez Prague en cette fin d’été, vous pouvez aussi vous rendre dans d’autres villes intéressantes de la Bohême centrale tels que Kutná Hora, Kolín, Nymburk ou Poděbrady. Ces villes abritent de nombreux monuments et endroits qui valent la peine d’être visités.
Kutná Hora
La ville de Kutná Hora, inscrite sur la liste du Patrimoine mondial de
l’UNESCO, est renommée pour son ancienne tradition d’extraction de
minerais d’argent datant du XIIIe siècle. Mais dès le Xe siècle on
frappait des dénaires en argent dans la forteresse de Malín également,
renommée pour son excellent raifort et située non loin de Kutná Hora. Il
est recommandé de visiter le cloître des Cisterciens à Sedlec près de
Kutná Hora. Le cloître a été fondé au XIIe siècle par Miroslav de
Cimburk. En 1300, le roi Venceslas II a édité une loi royale sur les
mines stipulant le droit du roi à une part déterminée sur l’extraction
de minerai d’argent.
La cathédrale Sainte-Barbe
Venceslas II a également fait une réforme
monétaire suite à laquelle le dénaire fut remplacé par le gros. Le
déclin de l’extraction du minerai d’argent survient au XVIe siècle en
raison de l’importation d’argent d’Amérique. Au cours de la Seconde
Guerre mondiale on exploitait à Kutná Hora du zinc et du plomb, activité
qui perdurera jusqu’en 1991, année de la fermeture de la dernière mine.
Dans la ville de Kutná Hora il y a beaucoup de monuments à visiter dont
en premier lieu la cathédrale Sainte-Barbe, construite vers la fin du XIVe
siècle et inscrite sur la Liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO, puis
le fameux ossuaire.
Kolín
Kolín, ville située sur l’Elbe, se trouve pratiquement juste à côté
de Kutná Hora. Le nom revient probablement du mot koliti – enfoncer.
Dans le temps, Kolín était souvent inondé par les flots de l’Elbe non
canalisé. Pour atténuer les séquelles des inondations on enfonçait dans
les berges des tenons en bois pour renforcer le terrain. La ville a été
fondée au XIIe siècle par le roi Přemysl Otakar. A l’époque Kolín
était entouré d’un double rempart dont il ne reste actuellement que le
bastion datant du XVe siècle, appelée « Prachovna ». Le monument le
plus important de Kolín est la cathédrale Saint-Barthélémy dominant la
ville et dont la construction date de la seconde moitié du XIIIe siècle.
Kolín possède aussi un cimetière juif fondé en 1418, car à l’époque
il y avait dans cette ville une très importante communauté juive. Il est
à noter que la cheminée de la centrale électrique de Kolín, élaborée
par l’architecte Jaroslav Frágner en 1932, était à l’époque la plus
haute de République tchèque.
Kolín est la ville natale de nombreuses personnalités dont Jakub Krčín de Jelčany, l’un des plus célèbres pisciculteurs tchèques, né en 1535 à Jelčany et le non moins célèbre mime Jean Gaspard Debureau, vedette du Théâtre de Funambules et représentant le plus important de la pantomime européenne du XIXe siècle. Le Mime Marceau en était d’ailleurs son héritier direct.
Nymburk
La ville suivante est la ville royale de Nymburk située aussi sur la rive
de l’Elbe et également fondée par le roi Přemysl Otakar II,
probablement au XIIIe siècle. Les restes du majestueux rempart sont encore
de nos jours le symbole de la ville, dominée par l’église en brique
Saint-Gilles, construite dans la seconde moitié du XIIIe siècle. Les murs
de l’église ont été témoin d’une terrible tragédie qui s’est
déroulée le 14 août 1634 après deux jours de siège de la ville par
l’armée saxonne. En mémoire des victimes, l’entrée nord de
l’église reste depuis, fermée à tout jamais. Nymburk a été conquise
et les habitants massacrés. Parmi les autres monuments à voir, citons la
mairie de style Renaissance sur la grande place ou la Tour turque qui est
un ancien château d’eau datant du XVIe siècle. Près de la gare se
trouvent les restes des anciennes colonies pour les ouvriers des chemins de
fer, réalisation des architectes Camille Sitte et Karel Schlimp. Dans les
années 1920 les colonies avaient leur propre système de ravitaillement et
tout type de services nécessaires à l’existence. Le modèle de ces
colonies a été repris par l’industriel Tomáš Baťa qui en a fait
construire d’identiques à Zlín.
Poděbrady
Puis en dernier nous allons nous rendre dans la ville de Poděbrady, se
trouvant tout près de Nymburk, sur les berges de l’Elbe. C’est une
charmante ville thermale fondée plus ou moins au cours de la même
période que la ville de Nymburk, dominée par un majestueux château. Le
domaine de Poděbrady a connu un grand essor au XIVe et aux XVe siècles
sous le règne des seigneurs de Kunštát et de Poděbrady. Mais c’est le
grand roi Georges de Poděbrady, issu de la famille des seigneurs de
Poděbrady et dont la statue équestre se trouve sur la grande place, qui
en fit une région florissante.
Poděbrady
Pendant les travaux pour cruser un puits dans la cour du château au
début du XXe siècle, le comte Karel Bülow de Bothkamp découvrit une
source d’eau trouble ferrugineuse et gazeuse. Les analyses ont
démontrés les effets curatifs de cette eau. Trois ans plus tard, le
prince Hohenlohe fonda les premiers bains. Au début des années 1930, la
ville comptait 16 sources thermales. Poděbrady devint une ville thermale
de grande importance spécialisée dans le traitement des maladies
cardiovasculaires et du système circulatoire.
Dans la ville de Poděbrady on peut visiter le château ou se promener dans le grand parc au centre ville.
A proximité de la ville de Poděbrady on peut aussi visiter la commune de Libice nad Cidlinou où se trouvent les ruines de la forteresse de la famille princière des Slavnikovec.
Et puisque l’automne approche, la recette présentée aujourd’hui sera un plat un peut plus copieux : les côtelettes de porc à la bière farcies au foie de volaille.
Côtelettes de porc à la bière farcies au foie de volaille (pour deux personnes)
2 côtelettes de porc épaisses, 75 g de foie de volaille, 1 c. à soupe
de beurre, 1 c. à soupe de d’huile, farine, 60 ml de bière, 1 petit
oignon, cumin en poudre, poivre, sel
• Faire revenir l’oignon et le foie de volaille coupé en petit
morceaux dans du beurre.
• Ajouter le cumin en poudre, le poivre et étuver.
• Saler le foie de volaille à la fin de la cuisson pour éviter que le
foie ne se durcisse.
• Entailler les côtelettes pour faire une poche, les farcir de foie
avec le foie de volaille et les fariner.
• Placer les côtelettes dans un plat en verre résistant au feu (dans
le temps on utilisait un plat en fer) puis arroser d’huile et de bière.
• Mettre le plat au four, couvrir et cuire doucement jusqu’à ce que
la viande soit tendre.
Servir avec du riz et évidemment une bière bien fraîche. Une salade de
tomate et de concombres peut être la bienvenue.









