La République tchèque vue par les étrangers

Qu’est-ce qui vous vient à l’esprit quand on dit République tchèque ? Avez-vous visité la République tchèque et quelles étaient vos impressions ? Écrivez-nous à l’adresse suivante :
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Germán Izquierdo Cámara, photo: Archives de G.I.CámaraGermán Izquierdo Cámara, photo: Archives de G.I.Cámara

J’ai l’impression que les Tchèques sont polis, accueillants et sympathiques. Ils n’expriment toutefois pas beaucoup leurs émotions. Ils peuvent sans problème t’accueillir quelques jours chez eux, mais sont très surpris quand tu veux les prendre dans tes bras.

Germán Izquierdo Cámara, Espagne

 

Prague, photo: Martina SchneibergováPrague, photo: Martina Schneibergová

J’ai vraiment beaucoup aimé la Tchéquie !
Avec ma femme, nous avons voyagé pour la première fois à l’étranger en 2013 et nous avons choisi la République tchèque pour destination. A cette époque, il était très populaire en Russie de voyager en Thaïlande, en Turquie ou en Egypte. Nous, nous voulions voir quelque chose de beau et en même proche de notre cœur. C’est donc pourquoi nous avons choisi la Bohême pour notre premier voyage à l’étranger.
Dès notre arrivée, ce qui nous a d’abord marqué, c’est que, même s’il pleuvait, les routes et les rues étaient partout bien entretenues. Après une semaine, nous avions toujours les chaussures aussi propres que lors de notre atterrissage à Prague. C’était le mois d’avril et le temps était chaque jour plus beau – chez nous, au même moment, la neige n’avait pas encore fondu. L’air sentait bon.
Les gens nous ont semblé amicaux, prévenants et aimables. Nous avons été un peu surpris de voir que, même avec des températures autour de 10-12 °C, certaines personnes étaient en short, en débardeur ou en tee-shirt.
En tant qu’ingénieur civil et architecte, je dois dire que l’architecture pragoise m’a fait forte impression. Les vacances ont été parfaitement réussies et nous en avons bien profité. Nous serions heureux de revenir à Prague et de découvrir les endroits où nous ne sommes pas encore allés. J’espère que cela sera bientôt.

Respectueusement, Igor Viktorovitch Rodenko, Russie

 

Holoubkov, photo: HudyHudry, public domainHoloubkov, photo: HudyHudry, public domain

Quand j’entends « République Tchèque », je pense d’abord « Tchécoslovaquie ». Dans ce mot il y a le « tch » des locomotives, il y a Holoubkov, le joli village de mes vacances d’enfant, des souvenirs souvent calqués sur les dessins de Josef Lada mais qui bougent et restent vivants. D’abord děda et babička, les oncles, les tantes, une cuisine aux senteurs d’orient, la desítka de tous les jours, la dvanácka du samedi (bières titrant 10 et 12 degrés), l’usine qui turbine derrière le barrage, le lac des baignades de l’été, le ruisseau aux écrevisses, la forêt aux myrtilles et aux cèpes bonhommes. Difficile de s’arracher même pour une journée à Prague. Et pourtant, la Vltava de Smetana sous le pont Charles ! l’horloge de la Vieille Ville ! les trams, l’automat de Václavské náměstí !
Plus dur encore de partir visiter jusqu’en Slovaquie, au-delà des Carpathes Blanches.
Vous le constatez, je suis complètement hors sujet. J’ai du mal à retenir l’émotion aux premières notes de Kde domov můj… Impossible de visiter un pays qui pousse ses racines au plus profond de mon être. Je pense à papa qui s’est enfui de Dresde pour le Protectorat, pour rejoindre celle qui devait devenir ma mère. Je pense à ce régime nous assimilant à l’ouest ennemi, nous obligeant au voucher. C’est l’Histoire avec ses côtés sombres et peut-être aussi une lumière nous élevant à une conscience d’Européens convaincus, de citoyens du Monde…
Désolé de ne pouvoir exprimer des impressions. La Bohême, des étangs des collines au Polabi généreux, participe d’une pulsion vitale coupant toute envie d’aller voir ailleurs. Je reste sous le sortilège du vodnik et des ondines pulpeuses. Ils ont coupé en moi les envies de voyages. Mes ailes ramènent toujours au-delà de Rozvadov, la frontière désormais ouverte, faisant de moi un éternel migrateur qui languit de revoir le mauve des champs de pavot et les croupes aux sombres épicéas...

Jean-François Dedieu

 

Photo: Archives de Monique RigaultPhoto: Archives de Monique Rigault

Photo: Archives de Monique RigaultPhoto: Archives de Monique Rigault La première chose qui me venait à l’esprit avant que je n’aille en Tchécoslovaquie, c’est la cueillette des myrtilles dont ma mère me parlait quand j’étais enfant. Cette cueillette se faisait avec un peigne et cela me semblait bien étrange. Après ma première visite en 1965, l’image du pays s’est résumée à Prague, ville au charme magique, à ses nombreux clochers et ses sombres monuments. Je voyais le Pont Charles et la Vltava. J’entendais aussi quelques notes du poème lyrique de Smetana.
C’est seulement en 2010 que j’ai revu Prague, lumineuse, rénovée mais toujours pleine du charme architectural dont j’avais le souvenir. J’y allais cette fois renouer des liens avec les cousins et découvrir Mariánské Lázně. Désormais, c’est l’image de la ville thermale qui me vient à l’esprit, avec sa fontaine aux jets multicolores accompagnés de musique. Je pense aussi aux promenades en forêt faites en famille et aux champignons cueillis facilement.
Photo: Archives de Monique RigaultPhoto: Archives de Monique Rigault Mais je pense aussi à ce que j’aimerais découvrir, dans les Monts des Géants et à ces rochers étranges remarqués dans le film "Jak vytrhnout velrybě stoličku" et la suite "Jak dostat tatínka do polepšovny" de Marie Poledňáková. La campagne tchèque habite aussi mes pensées depuis que j’ai lu le livre magnifique d'Ota Pavel "Comment j’ai rencontré les poissons". Puisqu’il est dit que ce livre reflète le caractère tchèque, je crois approcher ainsi de ce qu’ont pu être la vie et le caractère de mes ancêtres qui restent pour moi de mystérieux inconnus, jusqu'à ce que mon grand-père ne vienne mourir sur le sol français à l'occasion de la Première Guerre mondiale.
S'impose alors à mon esprit finalement, la nécessité de cultiver sans relâche le lien avec ma famille tchèque, malgré la barrière de la langue que j'essaie de surmonter. Et la nécessité de programmer une visite cette année.

Monique Rigault, France

 

La maison municipale à Prague, photo: Thomas Ledl, CC BY-SA 4.0La maison municipale à Prague, photo: Thomas Ledl, CC BY-SA 4.0

Prague est une ville ou l'art est partout, Sécession, Art nouveau, cubisme et rondo-cubisme. Voilà ce qui me vient à l'esprit immédiatement : la République tchèque peut s’enorgueillir d’avoir de grands artistes dans tous ces domaines, ensuite une certaine douceur de vie, une convivialité sans doute due à la taille de la ville. Quant à la campagne que j'ai peu parcourue, là aussi on retrouve la douceur des paysages et des gens.

Michel Appriou, Sens, France

 

La Maison dansante, photo: Hugo LonghiLa Maison dansante, photo: Hugo Longhi

Pourquoi ne pas danser un peu à Prague ?
Il suffit pour cela de se promener un peu dans l’un de ces magnifiques recoins de la ville. Dans les guides touristiques, on apprend que ce bâtiment se nomme Tančící dům, soit la Maison dansante. Pour moi, comme pour beaucoup de Tchèques, il s’agit de Ginger et Fred.
Il suffit, quand on se balade le long de la rivière, de tomber sur cette silhouette belle et originale, cette construction qui a frappé mon imagination. Comme si on avait juste devant soi un couple en train de danser. Il la tient au niveau de la taille et il la fait tourner sur elle-même. Chacun peut se choisir sa propre musique, celle qui sort de toutes les fenêtres à Prague.
Il est clair que j’ai photographié sans relâche ce bâtiment sous tous les angles possibles. La seule chose qui me manque serait d’en photographier l’intérieur. C’est une tâche qu’il me reste à accomplir pour une prochaine fois. Mais pour ceux qui envisageraient un voyage dans un futur proche, je leur conseille de ne pas laisser passer ça.

Hugo Longhi, Argentine

 

Le lac Mácha, photo: CzechTourismLe lac Mácha, photo: CzechTourism

Je vais régulièrement en vacances en République tchèque depuis plus de vingt ans. Par le passé, nous allions camper près du lac Mácha et, depuis 2013, je visite au moins une fois par an Prague, d’où je peux quadriller en train la République tchèque. C’est la diversité du paysage qui m’impressionne le plus. Cela vaut aussi vraiment la peine de visiter des villes comme Hradec Králové, České Budějovice, Liberec et Plzeň. Lors de mes voyages, j’ai rencontré des Tchèques joyeux, amicaux et chaleureux, qui ont toujours eu de la reconnaissance et un sourire pour mes faibles connaissances en langue. Il y a toute une série d’endroits qui me restent encore inconnus en Tchéquie, et c’est pour cela que je me réjouis de faire d’autres séjours dans ce pays enchanteur.

David Karlick, Allemagne

 

Prague, photo: Ondřej TomšůPrague, photo: Ondřej Tomšů

J’ai étudié à Prague à l’université pendant un semestre. C’était bien des années avant que le nom « Czechia » ne soit adopté. J’en suis immédiatement tombé amoureux. Les gens, l’architecture, la nourriture, la bière, et l’art, l’histoire : tout ceci m’était vraiment très proche. Encore aujourd’hui, je rêve souvent de Prague et j’ai hâte de retourner dans la ville que je préfère au monde. Je me sens profondément lié à ce merveilleux pays et à sa population. Mon cœur sera toujours en partie là-bas.

Avery Kennedy, pilote de la marine, Etats-Unis

 

Photo: Dominik JůnPhoto: Dominik Jůn

J’ai visité Prague vingt fois depuis 2011, parfois en m’arrêtant sur la route en direction de la Slovaquie, d’autres fois pour découvrir la République tchèque.
J’aime Prague. La plupart du temps, je loge ailleurs pour chaque séjour ce qui me permet de découvrir différents quartiers. J’ai pris la plupart des lignes de métro, et j’ai l’intention de visiter les endroits que j’ai ratés.
J’ai commencé à aider les gens à l’aéroport, ou quand ils se rendent au centre, lorsque je vois qu’ils ont l’air perdus.
Les gens qui viennent à Prague devraient penser à faire un tour à Olomouc, Liberec ou České Budějovice.
J’apprécie le fait que les bars à chats soient devenus populaires. J’en ai déjà visité sept et j’espère en trouver d’autres cette année.

Nigel

 

Gjurses Siderov, photo: Klára StejskalováGjurses Siderov, photo: Klára Stejskalová

« Je pense que personne ne sait aussi bien rire que les Tchèques​. » Siderov, Bulgarie

 

Pascal Rakotomizao, photo: Klára StejskalováPascal Rakotomizao, photo: Klára Stejskalová

« En République tchèque, j’ai été choqué par la façon de se moucher en public. » Pascal Rakotomizao, Madagascar

 

Maxim Fedorov, photo: Klára StejskalováMaxim Fedorov, photo: Klára Stejskalová

« Nous adorons Prague. Moscou est une mégapole, une ville sauvage, qui pompe votre énergie. Ici, c’est calme, les gens sont agréables. C’est un vrai repos pour l’esprit. » Maxim Fedorov, Russie

 

Carlos Arbona, photo: Klára StejskalováCarlos Arbona, photo: Klára Stejskalová

« Vous êtes des gens tranquilles, pragmatiques, vous ne vous préoccupez pas de choses sans importance, et je pense aussi que vous êtes honnêtes. » Carlos Arbona, Espagne