Kvitová retrouve le sourire, Baroš le championnat tchèque

Tennis : vainqueur à Dubaï, Kvitová confirme son retour en forme

Petra Kvitová, photo: CTKPetra Kvitová, photo: CTK Cela faisait un petit moment qu’elle attendait cela. En gagnant l’Open de Dubaï, samedi, Petra Kvitová a non seulement remporté le premier titre de sa saison (le premier même depuis août dernier) et le dixième de sa carrière, mais aussi confirmé qu’elle revenait progressivement à son meilleur niveau, celui qui avait été le sien en 2011 et partiellement en 2012. Après un début de saison très décevant, marqué notamment par une élimination dès le 2e tour de l’Open d’Australie, la Tchèque avait déjà démontré qu’elle était sur la pente ascendante la semaine dernière à Doha, où elle avait été battue de justesse en trois sets accrochés par la nouvelle n° 1 mondiale Serena Williams après avoir pourtant quatre jeux à un dans le troisième set.

Cette fois, à Dubaï, Petra Kvitová n’a pas laissé passer sa chance. Après avoir successivement disposé de la Slovaque Daniela Hantuchová, de la Serbe Ana Ivanovic et de la Polonaise Agnieszka Radwanska, la Tchèque a dominé l’Italienne Sara Errani en finale en trois sets (6-2, 1-6, 6-1). Après une première manche enlevée sans trop de soucis, la vainqueur de Wimbledon 2011 a ensuite plus souffert face à l’Italienne. Mais si elle a concédé le deuxième set, le premier en quatre confrontations avec Errani, Kvitová avait suffisamment de ressources pour reprendre le dessus dans le troisième set et finalement donc s’adjuger le tournoi émirati. Malgré des hauts et des bas, la Tchèque, que cette victoire a permis de passer à la 7e place mondiale, était très heureuse d’avoir le beau trophée entre les bras à la sortie du court :

« C’est toujours un sentiment formidable de gagner un tournoi, surtout après une finale aussi disputée que celle d’aujourd’hui. Sara s’est battue, elle n’a rien lâché et elle est bien revenue dans le match en gagnant le deuxième set. Mais j’ai bien joué, moi aussi. J’ai été agressive, je suis venue plusieurs fois finir les points au filet, et même si mon service n’a pas été parfait avec pas mal de doubles fautes, je suis vraiment contente de mes matchs ici. C’est important, parce que le début de saison a été vraiment compliqué pour moi. J’espère donc que je suis de retour maintenant et je fais faire le maximum pour continuer comme ça. »

Tomáš Berdych, photo: CTKTomáš Berdych, photo: CTK Moins heureux a, lui, été Tomáš Berdych à Marseille. Longtemps dominateur des débats en finale de l’Open 13 contre Jo-Wilfried Tsonga, dimanche, le Tchèque a laissé échapper un titre qui semblait pourtant lui tendre les bras. Malgré une balle de match dans le tie-break du deuxième set, Berdych s’est finalement incliné en trois manches (6-3, 6-7 [6], 4-6). Une grosse déception pour le n° 6 mondial, très avare en commentaires après le match si ce n’est pour regretter de ne pas avoir su saisir sa chance lorsqu’elle s’est présentée à lui. Tout le contraire, en fait, de Tsonga, dans un tout autre état d’esprit que le Tchèque en conférence de presse :

« C’est une super victoire, car elle a été obtenue avec la manière. Je suis resté dans le match même quand c’était difficile. Pendant deux sets, Tomáš a joué un tennis incroyable en ne ratant pratiquement rien. Je me suis accroché en attendant d’avoir ma petite chance. Et quand je l’ai eue, j’ai su la saisir et être très bon derrière. Je suis vraiment très heureux parce que ce résultat concrétise plusieurs semaines d’efforts et prouve que je suis sur le bon chemin. »

Cette petite chance pour Tsonga s’est présentée dans le troisième jeu du troisième set. Face à un Berdych jusqu’alors impeccable sur son engagement, le Français a obtenu sa première balle de break ; un point gagné et suffisant au bout du compte pour faire tourner la finale en sa faveur, Berdych étant par la suite dans l’impossibilité de rattraper son jeu de service de retard. Solide au service et en confiance, Tsonga a alors su enchaîner et conclure pour remporter le tournoi marseillais pour la deuxième fois de sa carrière après un premier succès en 2009 :

Jo-Wilfried Tsonga, photo: CTKJo-Wilfried Tsonga, photo: CTK « J’ai l’impression d’avoir amplement ma victoire, car c’est moi qui suis resté dans ce match jusqu’au bout, qui ai été conquérant et qui ai gagné la dernière balle. Le plus important, c’est quand même ça. Tomáš a effectivement très bien joué pendant deux sets, mais un match de tennis n’est fini que lorsque la dernière balle a été gagnée. J’ai peut-être eu de la réussite, mais lui aussi en a eu beaucoup dans les deux premiers sets. Ses balles finissaient sur les lignes, il tapait de toutes ses forces et tout rentrait… J’ai gagné moins de points que lui dans ce match, mais au final, c’est moi qui m’en sors. Je dirais que je suis plus aller chercher ce titre que lui. Je crois que c’est une question de volonté. Personne n’est parfait, et aujourd’hui Tomáš n’a été parfait qu’à 99 %. Moi j’ai profité de ce 1 % manquant pour gagner le deuxième set et puis ensuite encore élever mon niveau de jeu. »

Défait, Tomáš Berdych n’a donc pas remporté le neuvième titre de sa carrière. Pourtant très régulier et auteur de prestations solides depuis plusieurs mois, le Tchèque, désormais abonné à la 6e place mondiale, n’a plus gagné de tournoi depuis celui de Stockholm en octobre dernier. Une finale suédoise où il avait battu un certain Jo-Wilfried Tsonga qui lui a donc cette fois rendu la monnaie de sa pièce.

Cyclisme – Mondiaux sur piste : Machačová sacrée dans la course aux points

Jarmila Machačová, photo: CTKJarmila Machačová, photo: CTK La performance est passée quelque peu inaperçue et ne faisait assurément pas les gros titres dans la presse de ce lundi. Une Tchèque a pourtant été sacrée championne du monde de cyclisme sur piste samedi à Minsk (Biélorussie). Et même s’il s’agit d’une discipline qui n’est plus olympique, Jarmila Machačová a remporté la course aux points, une épreuve consistant en cent tours de piste entrecoupés de dix sprints. A l’arrivée, elle a devancé d’un petit point la Mexicaine Sofia Arreola et l’Italienne qui porte bien son nom Georfia Bronzini.

« A une soixantaine de tours de l’arrivée, nous avons été trois concurrentes à réussir à nous échapper et à prendre un tour au reste du peloton. Cela nous a permis d’obtenir un bonus de vingt points. A partir de là, l’essentiel de notre travail a consisté à veiller à ce qu’aucune autre concurrente ne parvienne à nous reprendre un tour, car cela nous garantissait les trois premières places. Je me suis efforcée d’engranger des points dans les sprints suivants. Malheureusement, les forces m’ont manqué dans les deux derniers sprints et heureusement que la Mexicaine n’a pas remporté le dernier, car cela m’a permis de conserver la tête. »

Pour la République tchèque, cette victoire de Jarmila Machačová est la première et unique médaille remportée aux Mondiaux de Minsk. Vendredi, le podium avait échappé de peu à Milan Kadlec, quatrième de la course aux points chez les hommes. Pour la pistarde tchèque, il ne s’agit cependant pas d’un succès isolé puisque Machačová avait déjà décroché la médaille d’argent dans la même discipline aux championnats du monde d’Apeldoorn (Pays-Bas) il y a deux ans.

Foot : reprise de la Gambrinus Liga avec Baroš en vedette et un duel Plzeň – Sparta pour le titre

Milan Baroš, photo: CTMilan Baroš, photo: CT Tandis que la saison régulière de hockey sur glace touche à sa fin, la Gambrinus Liga, le championnat de football, a elle repris ses droits ce week-end après une longue trêve hivernale de près de trois mois. Cette reprise était marquée notamment par le grand retour de Milan Baroš sur les pelouses de la première division tchèque avec son club formateur, le Baník Ostrava. Il s’agissait également du premier match officiel de l’ancien attaquant de Liverpool et de Lyon depuis le championnat d’Europe en juin dernier. Mais encore à court de forme, Milan Baroš n’a participé qu’aux vingt-cinq dernières minutes du match. Un temps suffisant pour se faire acclamer par le public, mais insuffisant pour inscrire un but qui aurait permis d’offrir une précieuse victoire à Ostrava. A la lutte pour le maintien, le Baník a dû se contenter d’un résultat nul (0-0) contre l’avant-dernier, České Budějovice.

Sparta Prague - FC Slovácko, photo: CTKSparta Prague - FC Slovácko, photo: CTK A l’autre bout de l’échelle, dans le haut du tableau, trois voire quatre équipes devraient lutter pour l’obtention du titre en fin de saison. Champion d’automne, le Viktoria Plzeň était assuré de conserver sa place de leader à l’issue de cette 17e journée, et ce avant même son délicat déplacement à Brno, ce lundi soir, en match décalé. Avant cela, le club de Bohême de l’Ouest a néanmoins été rejoint au classement par le Sparta Prague. Trois jours après leur cruelle élimination à Chelsea dans les dernières secondes du match retour des 16es de finale de la Ligue Europa, les Pragois ont largement disposé du FC Slovácko (4-0), dimanche, sur leur pelouse.

Slovan Liberec - Baumit Jablonec, photo: CTKSlovan Liberec - Baumit Jablonec, photo: CTK Derrière ce duo des deux principaux prétendants au titre, on retrouve le Baumit Jablonec et le Sigma Olomouc, qui ne possèdent respectivement que deux et quatre points de retard sur le Sparta. Battu à Liberec (0-1), samedi, Jablonec, affaibli de plusieurs joueurs cadres, a toutefois abandonné la deuxième place qui était la sienne à la trêve. Le Sigma Olomouc a lui disposé devant son public du Slavia Prague (2-1). 11e au classement avec seulement deux petits points d’avance sur le premier reléguable, le prestigieux club pragois, qui a subi sa cinquième défaite d’affilée en championnat, se rapproche ainsi dangereusement de la zone rouge.

Viktoria Plzeň - Naples, photo: CTKViktoria Plzeň - Naples, photo: CTK Et puis la semaine dernière a été marquée par les matchs retour des 16es de finale de la Ligue Europa. Si le Sparta Prague a donc été éliminé cruellement par Chelsea (0-1 à Prague à l’aller, 1-1 à Londres) en encaissant un but d’Eden Hazard dans les ultimes secondes du temps additionnel alors que les deux équipes s’apprêtaient à disputer la prolongation, le Viktoria Plzeň s’est brillamment qualifié pour les 8es de finale en dominant de nouveau les Italiens de Naples 5 à 0 sur l’ensemble des deux matchs. Déjà net vainqueur à Naples à l’aller (3-0), Plzeň a de nouveau confirmé sur son terrain en s’imposant (2-0). Au tour suivant, dont le match aller sera disputé à Plzeň, les Tchèques affronteront les Turcs de Fenerbahçe.