Le sport en Tchéquie Hockey – Mondial : des Tchèques bronzés pour l’été
Le championnat du monde s’est refermé dimanche sur la victoire finale de la Russie. Défaits (1-3) par la Slovaquie en demi-finale dans le très attendu derby, la République tchèque a néanmoins terminé sur une bonne note en battant la Finlande (3-2) dans le match pour la troisième place.
La République tchèque a décroché la médaille de bronze, photo: CTK
Comme l’année dernière, la République tchèque a décroché la
médaille de bronze au championnat du monde de hockey sur glace. Battus par
la Slovaquie (1-3) en demi-finale, samedi, les Tchèques se sont consolés,
dimanche, à Helsinki, en battant la Finlande (3-2) dans la petite finale.
Pour la troisième année consécutive, la République tchèque, qui avait
été sacrée en 2010, termine donc sur le podium du Mondial, un Mondial
dont l’édition 2012 a été remportée par l’intouchable Russie aux
dépens de la Slovaquie (6-2).
Après la défaite au goût toujours particulièrement amer concédée dans le derby contre la Slovaquie, les Tchèques sont donc parvenus à se remobiliser pour le match pour la troisième place et faire honneur à leur maillot, comme s’en félicitait leur entraîneur Alois Hadamczik :
Alois Hadamczik, photo: CTK
« Je suis content après la grande déception de samedi. Les joueurs
étaient abattus après la demi-finale, mais ils ont su trouver la
motivation nécessaire pour donner un dernier coup de collier contre la
Finlande. Ils ont joué avec leur cœur et montré qu’ils voulaient
vraiment cette médaille de bronze pour eux-mêmes et pour tous leurs
supporters. Ils ont fait un très bon match. »
Cette satisfaction était également partagée par le capitaine tchèque, Tomáš Plekanec. Médaille de bronze autour du cou, l’attaquant des Canadiens de Montréal retenait lui aussi d’abord la solidarité et la combativité de ses partenaires :
Martin Erat et Tomáš Plekanec, photo: CTK
« L’équipe avait envie de cette médaille. Ça se sentait avant le
match. Malgré la déception de la veille, c’était devenu un vrai
objectif. Le fait de mener de deux buts après le premier tiers-temps a
aussi été un coup de booster, cet avantage nous a donné de l’élan.
Dans les vestiaires, on s’est dit qu’il ne fallait rien lâcher et
tenir jusqu’au bout. Nous n’avons pas à rougir de notre performance,
nous nous sommes accrochés et je pense que cette troisième place est
méritée. »
Photo: CTK
Aussi satisfaisante soit-elle, cette troisième place finale ne fait
néanmoins pas complètement oublier la demi-finale perdue contre la
Slovaquie. Souvent vainqueurs du derby depuis la partition de la
Tchécoslovaquie, les Tchèques, qui avaient créé une petite surprise en
quarts de finale en sortant la très costaude Suède (4-3), ont cette fois
dû s’avouer vaincus contre une Slovaquie entraînée par le Tchèque
Vladimír Vůjtek et qui avait frappé un grand coup au tour précédent en
battant le Canada (4-3). Comme l’assure l’attaquant Jiří Novotný,
malgré le bilan largement positif de la République tchèque dans
l’histoire des confrontations tchcéco-slovaques, la Reprezentace n’a
souffert, samedi, d’aucun complexe de supériorité contre le voisin.
Pour Jiří Novotný, les raisons de la défaite se trouvaient ailleurs :
...il faut avouer que les Slovaques ont alors très bien joué le coup pour défendre leur avantage, photo: CTK
« Nous avons abordé ce match avec beaucoup de respect pour notre
adversaire. Mais nous n’avons pas suffisamment bien joué dans le premier
tiers-temps pour espérer mieux et nous nous sommes retrouvés menés au
score. Ce but d’avance était le scénario idéal pour les Slovaques.
Malgré ça, nous sommes parvenus à égaliser dans le deuxième tiers et
avons eu beaucoup d’autres occasions de marquer et de prendre
l’avantage. Mais nous n’avons pas concrétisé et sans buts il est
difficile de gagner. Malheureusement, dès l’entame du troisième
tiers-temps, nous avons de nouveau encaissé, en plus sur une supériorité
numérique, et le troisième but slovaque quelques minutes plus tard nous a
mis un gros coup au moral. Il restait alors une quinzaine de minutes pour
tenter de recoller au score, mais il faut avouer que les Slovaques ont
alors très bien joué le coup pour défendre leur avantage. »
Photo: CTK
Souvent décevante tout au long de l’interminable série de sept matchs
de groupe sans réel enjeu du premier tour, surprenante et séduisante
contre la Suède en quarts de finale, moyenne contre la Slovaquie en
demies, la République tchèque doit donc se contenter de cette médaille
de bronze ; une médaille qui n’a pas l’éclat de l’or, ni même la
valeur de l’argent et d’une participation à la finale, mais dont
l’obtention constitue une conclusion somme toute logique à un parcours
certes honorable mais néanmoins insuffisant dans l’ensemble pour
espérer beaucoup mieux.






