Émission spéciale Le médecin tchèque victime du « mal d’Afrique »

25-12-2007 | Guillaume Narguet

« Je me suis rendu compte d’une chose intéressante en particulier. Je suis parti en Afrique avec l’intention de donner. Mais après y être retourné plusieurs fois quelques années plus tard, après des années de contact avec l’Afrique, aujourd’hui, je sais très bien que j’ai reçu beaucoup plus que je n’ai donné. Cet échange, ce n’est pas une rue à sens unique. C’est un échange bilatéral. Vous donnez quelque chose mais vous recevez aussi beaucoup en y travaillant. » Ces propos sont ceux de Marcel Drlik, chirurgien pédiatre qui travaille aujourd’hui dans un hôpital de Prague. En 2000, dans le cadre d’une mission carmélite italienne, ce jeune médecin tchèque a dirigé pendant un an l’hôpital de Bozoum, situé dans le nord-ouest de la République centrafricaine. A son retour au pays, Marcel Drlik a écrit un livre traduit en français et intitulé simplement « Un médecin tchèque en Afrique ». Dans ce livre, comme dans l’entretien qu’il nous a accordé à l’occasion de ces fêtes de Noël, Marcel Drlik raconte sa découverte d’un pays et d’un peuple mal connu et témoigne de son expérience de médecin dans la brousse. Sept ans plus tard, alors qu’à des milliers de kilomètres de là courent dans les rues centrafricaines des dizaines d’enfants prénommés Marcel en l’honneur du médecin qui les a aidés à venir au monde, Marcel Drlik est devenu un père de famille comblé. Pour autant, le fameux « mal d’Afrique » qu’évoquaient à leur retour au pays les colonisateurs français pour traduire l’attirance exercée sur eux par le continent noir, ne l’a pas quitté. Il explique pourquoi :

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