Un peu de musique quand même «Špalíček», un des sommets du festival «Martinů revisited»
La suite «Špalíček» de Bohuslav Martinů a couronné, ce dimanche dans le Centre des Congrès de Prague, le grand festival «Martinů revisited» consacré à ce compositeur tchèque à l’occasion du 50e anniversaire de sa mort.
'Špalíček' «Špalíček – l’Année tchèque» est une oeuvre composée par
Bohuslav Martinů en 1932. C’est une suite de danses et de choeurs
inspirée par la musique populaire morave évoquant la vie à la campagne
avec ses hauts et ses bas. L’art populaire, coutumes, jeux, chansons,
dits et contes, se reflète dans cette musique d’une grande
originalité.
L’ambition des auteurs du projet était d’engager dans le processus de
création des enfants d’écoles primaires et en faire les véritables
protagonistes de ce spectacle.
'Špalíček'
150 enfants de cinq écoles ont été recrutés dont 90 ont finalement
participé à la représentation ayant eu lieu dans le Centre des congrès
de Prague et qui a été longuement applaudie par un public enthousiaste.
Les petits danseurs ont été choisis notamment dans les écoles aux
élèves socialement défavorisés et appartenant à des minorités
ethniques. Pour la chorégraphe Eva Blažíčková, directrice du
Conservatoire Duncan Centre, qui est l’âme du projet, c’était aussi
une occasion de montrer que la danse est un instrument puissant pour
développer la personnalité humaine :
'Špalíček'
«L’objectif de ce projet est de prouver que les enfants des
écoles du
premier degré sont capables d’une expression artistique et, en plus,
que
cette expérience peut les influencer et les élever un peu. Et cela,
c’est évident. (…) Le processus ayant commencé il y a un an et demi
est couronné en ce moment par le fait qu’on voit nettement que l’âme
et l’esprit de ces enfants se sont élevés, qu’ils sont influencés
très positivement et sont capables d’entendre, de percevoir cette
somptueuse musique, d’y réagir et de porter plus loin l’idée de
cette
chorégraphie.»
Ont aussi participé à ce spectacle, donné dimanche et lundi, un groupe de danseurs professionnels, une vingtaine d’étudiants de conservatoire et l’Orchestre Prague Philharmonia sous la direction de Jakub Hrůša. Un documentaire sur l’évolution de tout le projet, depuis son début il y a un an et demi, a été tourné par la réalisatrice Olga Sommerová.







