Rencontres littéraires Les sortilèges de Jean-Denis Monory
Mercredi dernier, le public des Festivités d’été de musique ancienne a assisté à l’Opéra d’Etat de Prague à un spectacle qui a démontré la grande vitalité du théâtre baroque. La compagnie La Fabrique à théâtre a présenté la célèbre farce de Molière « Le Médecin malgré lui ». Pour ce retour vers le théâtre du XVIIe siècle, le metteur en scène Jean-Denis Monory a mobilisé tous les moyens qui fascinaient et amusaient le public du temps de Louis XIV : la déclamation et la prononciation d’époque, tout un arsenal de gestes codifiés dont chacun illustre un sentiment particulier, le maquillage qui doit souligner la mimique des comédiens. La scène était éclairée par la chaude lumière frémissante des bougies. Mais tous ces sortilèges baroques n’auraient pas été suffisants pour créer un théâtre vivant et divertissant s’il n’y avait pas eu l’art et l’invention du metteur en scène et de ses comédiens.
Jean-Denis Monory
Retour à l'article






