Selon Miloš Zeman, Alexander Dubček « s’est fait dessus » en 1968

Les ministres qui n’étaient pas communistes et qui ont démissionné en 1948, favorisant ainsi la prise du pouvoir par le Parti communiste en Tchécoslovaquie, étaient des idiots. L’ancien premier secrétaire du PC Alexander Dubček fait partie de ceux qui se sont fait dessus parce qu’ils avaient peur en 1968 lors de l’écrasement du Printemps de Prague et la Tchécoslovaquie doit sa liberté après 1989 aux réformes entreprises par Mikhaïl Gorbatchev. C’est ce qu’a déclaré le président de la République, Miloš Zeman, mardi soir, dans un discours prononcé au Château de Prague à l’occasion du lancement officiel des célébrations du centenaire de la fondation de l’Etat tchécoslovaque et du 25e anniversaire de la création de la République tchèque.

Les Premiers ministres tchèque et slovaque, Andrej Babiš et Robert Fico, étaient présents à la cérémonie. Miloš Zeman est revenu à cette occasion sur les moments-clefs de l’histoire tchécoslovaque et tchèque. Concernant les événements de 1989, le président sortant, qui briguera un second mandat lors de la prochaine élection, a souligné le rôle joué par Mikhaïl Gorbatchev et estimé que le mouvement dissident n’avait pas entraîné la chute du régime communiste en Tchécoslovaquie. « Je pense que nous devrions lui exprimer notre gratitude », a-t-il affirmé