Mémoire du génocide rom : Tomio Okamura s'excuse pour ses propos mais les assume partiellement

Tomio Okamura, le leader du parti d'extrême-droite SPD, a présenté des excuses au Musée de la culture rom de Brno pour ses propos, qui, selon l'institution, salissait la mémoire du génocide rom. Dans un texte publié sur Facebook, le politicien continue cependant d'affirmer que les détenus du camp de concentration pour Roms de Lety pendant la Seconde Guerre mondiale étaient relativement libres de leurs mouvements et qu'ils n'étaient pas ou peu surveillés. Il s'est en revanche excusé pour avoir dit que le camp n'était pas clôturé. Selon lui, sa déclaration était "imprécise".

Après ces propos tenus dans un entretien pour le média DVTV, le Musée de la culture rom avait réclamé des excuses. D'après les historiens qui y travaillent, les assertions fausses de M. Okamura contribuent à la propagation d'idées hostiles aux Roms dans la société et salissent la mémoire des exactions et du génocide perpétués contre les Tziganes durant la Second Guerre mondiale.