Les politiciens tchèques condamnent unanimement la répression du référendum catalan

Des politiciens tchèques de tout le spectre politique se sont exprimés ce lundi pour condamner les violences commises par la police espagnole pour perturber le référendum sur l'indépendance de la Catalogne organisée dimanche. Le ministre de la Défense Martin Stropnický (ANO), opposé par ailleurs au fait que la Catalogne se sépare de l'Espagne, estime ainsi que l'usage de la violence par Madrid a été une erreur. Même position chez le social-démocrate Jan Hamáček, le président de la Chambre des députés en fin de mandat, qui considère que la résolution du conflit par la violence n'est pas une bonne chose, de même que "le morcellement de l'Espagne, de l'Italie ou de la Belgique". De son côté, le chef du mouvement ANO, Andrej Babiš a indiqué sur twitter que l'intervention de la police espagnole était selon lui "absolument inacceptable". "Près de 900 blessés, des personnes âgées, des jeunes, des femmes. On est en Europe en 2017 ?", a-t-il encore écrit.

Des eurodéputés tchèques avaient déjà fait part de leur indignation dimanche. Les autorités catalanes revendiquent 2,26 millions de votants pour ce référendum et un chiffre de 90% en faveur de l'indépendance. Le gouvernement de Mariano Rajoy estime pour sa part que le vote n'a pas eu lieu.