Le référendum populaire au cœur des discussions entre ANO, les communistes et le SPD

La question du référendum d'initiative populaire, défendu par le parti d'extrême-droite SPD, sera essentielle dans les négociations que va conduire le mouvement ANO d'Andrej Babiš ces prochains jours pour la formation d'un nouveau gouvernement. Les représentants du parti vainqueur des législatives d'octobre dernier rencontrent des membres du parti communiste ce mardi. Ils discutent le lendemain avec le parti SPD de Tomio Okamura, qui veut que ce référendum puisse porter sur des questions comme la sortie de l'Union européenne ou de l'OTAN.

Le Premier ministre du gouvernement en démission, Andrej Babiš, refuse pour sa part que les questions relatives à la politique étrangère de la République tchèque puissent être tranchées par référendum.

Les communistes, qui pensent que ce système doit concerner tous les sujets sans exception, entendent également en discuter des modalités. "Nous allons discuter du nombre de signatures nécessaires pour un référendum, si cela sera 100 000, 250 000 ou bien 800 000, comme le souhaite le mouvement ANO", a déclaré Vojtěch Filip, le leader des communistes.