Le gouvernement de coalition d'Andrej Babiš, soutenu par les communistes, obtient la confiance des députés

Ce jeudi, les députés ont exprimé leur confiance au gouvernement de coalition d'Andrej Babiš, soutenu par les communistes. Près de neuf mois après la tenue des élections législatives, six mois après la démission du premier gouvernement formé par Andrej Babiš, leader du mouvement libéral ANO, la République tchèque a donc enfin un gouvernement, composé de dix ministres membres d’ANO et de cinq ministres du parti social-démocrate (ČSSD). Les débats, entamés mercredi matin, ont duré seize heures en tout, le vote n'intervenant que peu après minuit. Le cabinet a obtenu 105 voix, 91 députés ayant voté contre. Quatre députés sur les 200 n'ont toutefois pas participé au vote, dont le social-démocrate Milan Chovanec.

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté devant le bâtiment de la chambre basse du Parlement tchèque pendant la journée de mercredi, au cris de « Nous ne voulons pas des communistes ». Lorsque le Premier ministre est sorti leur parler, il a été conspué et certains protestataires lui ont jeté des bouteilles en plastique. Plus tôt dans la journée, les manifestants y avaient déposé les portraits des victimes exécutées par le régime communiste. 29 ans après la chute du régime communiste, c'est la première fois que le parti communiste, jamais réformé, obtient un rôle aussi important au niveau exécutif.