La Tchéquie a vingt ans de retard dans la lutte contre la sécheresse

La sécheresse est, avec les inondations, le principal phénomène dont la menace pour la République tchèque va s'accroître en raison des effets du réchauffement climatique. Face à la situation, Prague aurait commencé à prendre des mesures avec vingt années de retard. C'est ce que pense Richard Brabec (ANO), le ministre de l'Environnement, qui était invité, comme son collègue des Finances Ivan Pilný, à l'émission politique du dimanche de la Télévision publique tchèque. D'après lui, il n'est pas possible de s'adapter efficacement au bouleversement climatique, mais seulement d'en atténuer les conséquences.

D'après le ministre de l'Agriculture, le chrétien-démocrate Marian Jurečka, la sécheresse a détruit cette année des sols tchèques pour des dégâts estimés à 7,5 milliards de couronnes, environ 300 millions d'euros. Richard Brabec estime que le gouvernement pourrait mettre à disposition une somme allant jusqu'à 10 milliards de couronnes pour indemniser les agriculteurs sinistrés.