Frappes en Syrie : l'opposition critique les revirements d'Andrej Babiš

En visite avec son gouvernement démissionnaire dans la région de Karlovy Vary, le Premier ministre Andrej Babiš s'est exprimé ce lundi sur les frappes opérées en Syrie par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni, estimant qu'elles avaient pour but d'intimider les Etats qui songeraient à utiliser des armes chimiques. Selon lui, l'Europe a toutefois fait une erreur en laissant le terrain politique syrien à l'influence de la Turquie, de l'Iran et de la Russie. "Espérons que ces frappes fassent cesser les attaques chimiques, mais je crains qu'elles ne règlent rien au problème au Syrie en tant que tel", a-t-il déclaré.

Samedi, le leader du mouvement ANO avait parlé d'une réaction "inévitable". Le lendemain, il a indiqué qu'elle ne réglait rien. L'opposition, et notamment les partis de droite ODS et TOP 09, critique ce qu'elle considère être des revirements de position successives.

Andrej Babiš tente de former une coalition gouvernementale avec les sociaux-démocrates qui serait soutenue par les communistes, lesquelles ont critiqué les frappes en Syrie. Pour certains, la position de M. Babiš viserait justement à ménager les représentants du parti communiste.