Etude : le cinéma d'animation tchèque manque de moyens face à la concurrence

Les films d'animation tchèques ne sont pas en mesure de concurrencer les productions étrangères ; ils sont peu vus et ils ne parviennent que rarement sur les marchés étrangers. Telles sont les conclusions d'un rapport qui fait pour la première fois un état des lieux du monde du cinéma d'animation en République tchèque. Présenté ce lundi par l'Association du film d'animation, le document indique que les producteurs tchèques manquent d'ambition et que les films bénéficient d'un financement trop faible. Le secteur manque de surcroît de créateurs suffisamment qualifiés, avec des diplômés qui bien souvent changent de secteur et ne mettent pas leurs compétences au profit de l'animation. L'association prend l'exemple du film Hurvínek a kouzelné muzeum (Hurvínek et le musée magique), une production qui doit sortir à l'été prochain. Ce film, dont le héros est une marionnette très populaire créée dans l'entre-deux-guerres, a en effet pu être réalisé grâce aux financements étrangers et au travail de studios basés en Belgique et en Russie.