Andrej Babiš opposé aux projets d'Angela Merkel sur la gestion de l'immigration

Le Premier ministre en démission Andrej Babiš a exprimé ce lundi son désaccord avec l'idée d'Angela Merkel de mettre en place un système de compensations financières que devraient payer les Etats refusant d'accueillir leur part des réfugiés arrivés en Europe. La chancelière allemande a évoqué ce projet dimanche dans un entretien pour l'hebdomadaire Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung. Pour le chef du gouvernement tchèque, la solution consisterait plutôt à stopper l'émigration depuis les pays situés en dehors de l'UE .

Andrej Babiš ne voit pas non plus d'un bon œil l'idée de faire de l'agence Frontex une véritable police des frontières de l'Union européenne. Selon lui, il revient aux Etats de gérer individuellement la surveillance de leurs frontières.

Le leader du mouvement ANO a également estimé que les récentes élections en Slovénie et en Italie, où des mouvements conservateurs, populistes ou d'extrême-droite ont remporté la mise, montraient que la politique préconisée par le groupe de Visegrád faisait son bonhomme de chemin.