Andrej Babiš : « La pénurie de main-d’œuvre est un problème, pas l’euro »

La pénurie de main-d’œuvre sur le marché du travail constitue actuellement le principal problème au développement de l’économie tchèque, a déclaré le futur Premier ministre Andrej Babiš ce mardi à Prague, où se tenait une rencontre des leaders de l’export tchèque. Selon le leader du mouvement ANO, qui est favorable à des investissements massifs de l’Etat afin de maintenir le rythme de la croissance économique, un registre plus détaillé des postes non pourvus, une plus grande coopération entre les écoles et le monde de l’entreprise ou encore l’emploi de travailleurs étrangers pourraient aider à résoudre un problème dont se plaignent de nombreuses sociétés depuis quelques années déjà.

Par ailleurs, concernant une éventuelle adoption de l’euro par la République tchèque, Andrej Babiš a indiqué qu’il voyait plus d’inconvénients que d’avantages dans l’usage de la monnaie unique européenne. Parmi les inconvénients, il a cité la perte d’indépendance de la banque centrale ou les frais liés à une intégration à la zone euro. « L’euro n’est pas notre problème, a-t-il affirmé. Notre problème est qu’il n’y a pas suffisamment de gens pour travailler et produire et pas suffisamment de gens qualifiés. »