Andrej Babiš disposé à accéder aux demandes communistes sur l'imposition des biens rendus aux Eglises

Le Premier ministre en démission, Andrej Babiš (ANO), se dit prêt à accéder aux demandes du parti communiste, qui souhaite que les indemnités versées aux Eglises dans le cadre de la loi sur la restitution des biens confisqués sous le communisme fassent l'objet d'une imposition. C'est ce qu'il a indiqué ce lundi à l'occasion d'une conférence de presse organisée au ministère des Transports. La veille, les communistes ont indiqué qu'ils posaient cette condition à leur soutien à la coalition gouvernementale minoritaire en négociation entre le mouvement ANO et le parti social-démocrate. D'après Andrej Babiš, cette question de l'imposition des indemnités versées aux Eglises n'est pas un thème nouveau. Il partage depuis longtemps la position des communistes et n'a pas voulu négocier sur ce point pour cette raison.

En mai, les communistes avaient déjà posé une autre condition à leur soutien. Ils désiraient que la Tchéquie revoie à la baisse son programme d'envoi de militaires tchèques dans des missions à l'étranger et inscrive sa politique étrangère en matière militaire en accord avec l'ONU plutôt qu'avec l'OTAN.