Affaire du Nid de cigognes : l’autorité européenne antifraude réfute les accusations d’Andrej Babiš

Nicholas Ilett, le directeur général de l’Office européen de lutte antifraude (OLAF) a rejeté les affirmations du Premier ministre tchèque Andrej Babis, qui au début de l’année avait accusé l’OLAF de ne pas être un organisme indépendant et qui estime que l’affaire dite du Nid de cigognes a été montée de toutes pièces. L’OLAF avait été à l’origine d’une enquête qui pointait du doigt des irrégularités significatives liées à l’obtention de subventions européennes pour le centre récréatif du Nid de cigognes, appartenant au groupe Agrofert dont Andrej Babiš était jusque récemment propriétaire. Cette enquête européenne confirmait par là-même également, la légitimité du travail d’enquête de la police tchèque, ayant abouti à l’inculpation d’Andrej Babiš et de dix autres personnes, accusées d’avoir acquis 50 millions de couronnes de subventions européennes qui auraient dû être réservées à des petites et moyennes entreprises.

Le groupe Agrofert a déposé une plainte auprès du médiateur de l’Union européenne à la Cour de justice de l’Union européenne à propos de la gestion de l’enquête par l’OLAF. Andrej Babiš a toujours nié avoir été à l’origine de quelconques malversations.