Faits et événements Vigo, Godard, Sartre... jusqu'à fin juillet à L'école d'été de cinéma d'Uherske Hradiste
L'école d'été de cinéma qui se déroule, pour la 31e fois consécutive, à Uherske Hradiste, dans le sud de la Moravie, n'est pas un festival du film comme les autres : axé sur le jeune public et, chaque année, sur un thème précis, il est à la fois une initiation à l'histoire du cinéma et un lieu de rencontres et de débats entre spectateurs et créateurs. Film, mais aussi théâtre, musique, poésie et arts plastiques sont au menu... Voici, en bref, le volet français d'un des festivals les plus appréciés des Tchèques.
Si l'année dernière, à Uherske Hradiste, l'heure était à l'enfance et aux
contes de fées, cette fois-ci, ça ne rigole pas... Ecoutez Jiri Kralik,
directeur de L'école d'été de cinéma :
« Nous proposons trois thèmes phares : la sélection principale, intitulée
Le drapeau de la révolte, porte sur les thèmes de révolution et de révolte
au cinéma. La deuxième sélection retrace l'histoire du cinéma irlandais et
la dernière est consacrée de nouveau au sujet de la révolte. Elle est
sous-titrée : Les dix films qui ont secoué le monde. Nous sommes partis de
l'idée de montrer, sous formes différentes, la lutte héroïque d'un individu
contre la majorité, une lutte qui n'est pas inutile et perdue d'avance,
même si elle en a l'air. »
La révolte donc, à travers presque 300 longs et courts métrages... Les
films cultes, comme « Bonnie and Clyde » ou « Look Back in Anger » avec
Richard Burton dans le rôle titre, ne sont pas oubliés, et les nouveautés
non plus : je pense, par exemple, à « L'Hôtel Rwanda », sorti dans les
salles tchèques cette année. Et quand on dit révolte, les oeuvres des
classiques du cinéma français viennent automatiquement à l'esprit. Une des
sections parallèles de L'école de cinéma est consacrée à Jean Vigo, ses
films archiconnus, par exemple « A propos de Nice », étant présentés au
public par la fille du réalisateur, Luce Vigo. A noter aussi une
rétrospective de Jean-Luc Godard, avec, bien sûr, « A bout de souffle », « Sauve qui peut (la vie) » et autre films encore, ou la présence, au
festival, d'Andrzej Wajda, dont le film « Danton », avec Gérard Depardieu,
est également projeté et qui, d'ailleurs, expose à Uherske Hradiste ses
peintures. Enfin, le festival met à l'honneur Jean-Paul Sartre, notamment
à travers des documentaires tchèques sur l'écrivain et sur sa visite dans
le pays au lendemain du Printemps de Prague.
N'oublions pas non plus que la troupe française Volière Dromesco et les frères Forman accueillent, tous les soirs les festivaliers dans leur Baraque magique, en tchèque Bouda, montée dans un des parcs du centre-ville, pour leur nouveau spectacle franco-tchèque.






