Faits et événements Une scène française « électro » dynamique à Prague

31-10-2007 17:25 | Anne-Claire Veluire

Laurent Garnier, Erik Truffaz, Gong-Gong, La Phaze : en quelques semaines, la capitale tchèque a vu défiler de nombreux groupes français de musique électronique. De plus en plus de visites qui laissent donc présager un intérêt croissant entre les scènes tchèque et française. Rencontres avec Minimal Orchestra et Ez3kiel.

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Minimal orchestra, www.minimalorchestra.orgMinimal orchestra, www.minimalorchestra.org Minimal orchestra, ce sont trois musiciens qui mélangent musique électronique avec du jazz ou du hip-hop. Deux des membres ont déjà une longue carrière, ayant notamment joué avec Truffaz, mais c'est la première fois que le groupe se produit à Prague. Yann nous présente sa formation :

« On mélange des instruments avec la musique électronique. On peut nous classer dans le jazz électro, drum'n'bass, électronica, un peu de hip-hop. C'est donc un mélange de plein de choses en musique instrumentale. On est trois : moi je suis au clavier, Pierre-Jean joue de la basse et de la contrebasse, et Ghislain qui joue de la baterie et qui bidouille sur ordinateur aussi ».

L'informatique, les machines : ce sont aussi les outils privilégiés par Ez3kiel. A la surprise de tous, le groupe, qui est pourtant un habitué des salles tchèques, n'a pas donné de concert à l'Akropolis jeudi dernier, mais il a présenté une installation multimédia interactive. On y trouve donc un vélo qui fait défiler un écran que le « spectateur-cycliste » enrichit de motifs selon son rythme de pédalage ou selon l'utilisation des freins ou de la sonnette. Une ancienne machine à coudre produit des images et des sons de berceuses, chères aux membres du groupe. Yann d'Ez3kiel raconte comment ils sont arrivés à construire ce projet :

Ez3kiel, photo: www.metalorgie.comEz3kiel, photo: www.metalorgie.com  « En fait Ez3kiel c'est un groupe où on est trois, et où on a décidé de toujours être autonome. On fait nos pochettes, on fait notre site. Petit à petit, on en est arrivé à développer un gros travail autour de l'image et du site internet. Le projet Naphtaline, c'est rejoindre tout, c'est montrer aux gens tout ce qu'on est capable de faire : de la musique, des images, de la programmation, de l'interaction. Sur scène les gens voient une chose : le jeu des musiciens, des vidéos s'il y en a. Mais parfois on a d'autres choses à montrer. Et le projet Naphtaline, c'était essayer de réunir sur un seul support tout ce qu'on sait faire. Et ça donne cet objet hybride qui est un peu particulier et différent de tout ce qu'on a pu faire jusqu'à présent ».

Pour les curieux, les instruments multimédias d'Ez3kiel sont actuellement installés dans le hall d'entrée de l'Institut Français de Prague.

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