Faits et événements Une nouvelle galerie pour l’Art contemporain à Prague
Tranzit est une association, ou plutôt, selon leur propre définition, un « réseau d’intiatives autonomes » pour l’Art contemporain basé dans 4 pays centre-européens, soit en Autriche, en Hongrie, en Slovaquie et en République tchèque. A Prague a été inaugurée le 9 novembre dernier une nouvelle galerie qui accueillera donc les projets mis en place par cette organisation. Radio Prague a rencontré Vit Havranek, qui a été commissaire d’expositions à la galerie municipale et à la galerie nationale de Prague, et qui est depuis 2002 « project leader » de Tranzit.
Eric Beltran, photo: http://cz.tranzit.org
« On existe depuis 2002. Au début, on a ouvert un bureau de production et
on a produit des livres. On a invité pas mal de gens pour des conférences
et on a organisé aussi une série de projections dans le cinéma Svetozor
à Prague ; des projections, des films qui sont liés avec l’art
contemporain. On vient d’ouvrir un espace à Prague de 350 m² où se
trouve une galerie, un espace qui est dévoué à l’art contemporain. On
va organiser aussi là-bas des conférences, des projections, tout ce qui
nourrit un peu l’art contemporain. En ce moment, il y a deux expositions
dans la galerie. Il y a une exposition personnelle d’un artiste mexicain
contemporain, Eric Beltran, qui a fait un projet spécial pour l’espace.
Après il y a une exposition collective qui s’appelle « Monuments en
tranformation », qui est un projet de recherche sur vingt ans de la
transformation depuis 1989 jusqu’à 2009. On va mener ce projet
jusqu’en 2009 et ça va aboutir à une grande exposition qui est aussi
combinée avec des réflexions de politiciens, de sociologues,
d’économistes sur la période justement de transformation qui est aussi
mélangée avec les oeuvres artistiques. Cette partie-là a été
partiellement présentée à la Biennale de Karlin. »
Quel type d’art contemporain, précisémment, qu’est-ce que vous voulez promouvoir ? Qu’est-ce qui vous plaît et qu’est-ce que vous voulez montrer ?
« On essaie d’élaborer un sorte de tradition historique de tout ce qui est l’art soi-disant expérimental, des projections, de l’art conceptuel. C’est une tradition qui n’est pas très forte chez nous. La République tchèque est beaucoup liée avec la peinture surréaliste et on essaie justement de construire une autre tradition de l’art qui est plus l’art de la pensée, des objets qui sont liés avec les processus politiques, qui est donc plus lié avec la politique qu’avec l’esthétique par exemple.
Tranzitdisplay, photo: Tomas Vodnansky
Ce qui préoccupe le plus ces artistes conceptuels sont justement des
sujets qui se trouvent hors de l’art. Ce n’est pas tellement la
question de la forme ou de l’esthétique – comment le tableau est peint
ou comment un objet est formé – mais ils se préoccupent plutôt des
problèmes. Ils essaient de trouver des thèmes qui sont importants dans la
société. Ils les prennent et les reformulent et les traduisent dans la
langue de l’art. »
La Galerie Tranzitdisplay a pour ambition de devenir un des hauts lieux international de l’Art contemporain à Prague. Elle prépare la venue en décembre du professeur et théoricien de l’art Charles T. Harrison, qui est également un des fondateurs de l’art conceptuel outre-Manche avec le groupe Art & Language.
Tranzitdisplay a ouvert ses portes aux amateurs d’art et aux curieux au numéro 9 de la rue Dittrichova, dans le premier arrondissement de la capitale.







