Faits et événements Une loi tchèque plus stricte pour les étrangers
Les règles pour les ressortissants étrangers qui souhaitent obtenir un permis de séjour permanent ou l'asile politique en République tchèque vont vraisemblablement devenir plus strictes. La chambre des députés a adopté cette semaine un amendement dans ce sens.
Le ministre de l'Intérieur Ivan Langer, photo: CTK
La nouvelle législation apporte plusieurs changements pour les
ressortissants des pays hors UE, concernant notamment les mariages mixtes.
Jusqu'ici, les étrangers qui épousaient un ou une Tchèque obtenaient un
permis de séjour permanent immédiatement après le mariage. Selon
l'amendement voté mercredi par les députés de la coalition gouvernementale
et par une poignée de députés de l'opposition, ce permis ne sera plus
délivré qu'après deux ans de vie dans le pays. Pendant les deux premières
années, seul un permis temporaire sera délivré par les autorités.
« Nous avons eu et avons toujours un nombre énorme de mariages blancs et pour lutter contre ce phénomène nous employons les méthodes utilisées dans bon nombre de pays européens. Nous ne sommes pas les plus stricts. En Allemagne, le délai après le mariage est fixé à cinq ans, nous l'avons fixé à deux années », indique le ministre tchèque de l'Intérieur Ivan Langer.
Photo: Commission européenne
Autre nouveauté : les étrangers candidats à l'obtention d'un titre de
séjour permanent devront maîtriser la langue du pays. Un examen de tchèque
de niveau A2 passé avec succès sera l'une des nouvelles conditions. Selon
un professeur de tchèque, le niveau A2 permet de communiquer avec
l'administration et dans la vie de tous les jours. Mais le niveau A2 en
tchèque est apparemment beaucoup plus difficile que le niveau A2 en
anglais
par exemple. De quoi décourager certains candidats...
Concernant les demandeurs d'asile, la nouvelle loi prévoit qu'à l'aéroport de Prague ils peuvent être maintenus pendant 120 jours dans le centre de Ruzyne. Le ministre de l'Intérieur précise que toutes ces nouvelles mesures sont liées à l'entrée de la République tchèque dans l'espace Schengen. Malgré l'opposition des partis de gauche, la loi devrait être adoptée par le Sénat puis signée par le chef de l'Etat avant d'entrer en vigueur.






