Faits et événements Une femme médecin tchèque en mission MSF en Afrique
Dix médecins tchèques, membres de l'organisation non gouvernementale à but humanitaire « Médecins sans frontières » sont actuellement en mission en Afrique, en Amérique latine et en Asie. La femme médecin généraliste Irena Koskova est l'une de la trentaine de médecins tchèques qui ont déjà offert une assistance médicale d'urgence dans des régions de catastrophe, de famine, d'épidémie ou de conflit armé. Radio Prague l'a rencontrée à l'exposition itinérante « Un camp de réfugiés dans le coeur de la ville » qui se tient jusqu'à dimanche à Prague, place de la Paix.
Photo: Rosa Crestani/MSF
Vous avez déjà relevé deux fois le défi, en participant à deux
missions, en
Afrique - au Niger et au Mozambique :
« Tout à fait, j'ai travaillé deux fois au Niger, c'était un projet de malnutrition. On se concentrait au traitement des enfants de moins de 5 ans. On a préparé des centres de récupération nutritionnelle ambulatoires et aussi un centre de soins intensifs. On a fait aussi des campagnes d'éducation pour les mères afin de prévenir la malnutrition. »
Votre deuxième mission vous a conduit au Mozambique, pour quel projet, exactement ?
Photo: Sergio Cechini/MSF « J'ai travaillé dans un projet VIH - SIDA, pour moi c'était très
intéressant, au début c'était aussi un peu dur mais après je me suis
habituée à l'idée qu'une personne sur cinq dans le pays est séropositive.
Mais quand on arrive là bas, ce n'est pas visible dans les rues, les gens
sont très gais, on aime chanter, on vit une vie normale, cela fait partie
de la vie. On y a acheminé une clinique, c'était un projet de MSF Suisse,
un projet vraiment important - on a traité près de 5 000 personnes et on
peut dire que c'était un projet de luxe, parce qu'on avait beaucoup de
possibilités de faire des examens, des radios. C'était très intéressant
pour moi. J'ai vu beaucoup de malades qui sont venus dans un état de santé
très très mauvais et après quelques semaines ils pouvaient marcher,
reprendre une vie plus ou moins normale. »
Vous avez vu beaucoup de maladies, de malheurs, vous n'avez jamais regretté d'être partie, quels sont vos sentiments ?
Un camp de réfugiés en Afrique, photo: Dieter Telemans, www.lekari-bez-hranic.cz « Regretter, non, jamais. J'aime bien le pays, l'Afrique, je pense que
c'était une bonne expérience, malgré toutes les souffrances que j'ai vues,
mais on peut voir des souffrances ici aussi en République tchèque où,
aussi, j'ai eu l'opportunité de travailler en France dans une clinique
d'hématologie et c'était aussi un peu dur. »
Pensez-vous repartir ?
« Ah oui, j'espère que j'aurai encore la possibilité, maintenant je suis en train de terminer ma thèse de doctorat en anthropologie, et je pourrais donc partir à la fin de cette année ou au début de l'année prochaine. J'aime beaucoup voyager, c'est une passion pour moi et je ne peux pas rester longtemps dans un pays. »
Vous avez la possibilité de choisir ou vous répondez à un appel de MSF ?
« On ne peut pas choisir, mais on peut accepter ou refuser la proposition de MSF. J'aimerais beaucoup partir en Amérique latine, mais c'est un peu difficile parce que le plus grand besoin de médecins, c'est en Afrique. »






