Faits et événements Un hommage sudéto-allemand aux victimes du nazisme, à Terezin et à Lidice

27-07-2005 17:22 | Alena Gebertová

Pour la première fois, un hommage aux victimes du nazisme a été rendu, mardi, par un représentant de la Landsmanschaft sudéto-allemande qui a visité la République tchèque. Une information d'Alena Gebertova.

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Johann Böhm, photo: Dan Materna (MF Dnes 27.7.2005)Johann Böhm, photo: Dan Materna (MF Dnes 27.7.2005) Lidice, commune tchèque écrasée en 1942 par les nazis, Terezin, ancien camp de concentration, la ville de Usti nad Labem, en Bohême du Nord. Autant de lieux qu'a visités, ces jours-ci, Johann Böhm, porte-parole de l'Association des ressortissants sudéto-allemands. « J'avais depuis bien longtemps l'intention de me rendre à Terezin. J'estime qu'il faut visiter les camps de concentration, car ils rappellent les événements atroces qui ne devraient plus jamais se répéter », a-t-il déclaré, après avoir honoré les victimes de l'occupation nazie. Les médias tchèques soulignent que jamais auparavant, on n'avait encore vu un représentant des Allemands des Sudètes visiter Terezin dans lequel des dizaines de milliers de personnes ont péri pendant la Seconde Guerre mondiale. Et de rappeler à cette occasion que le Premier ministre bavarois, Edmund Stoiber, a évoqué, il y a quelques mois, la possibilité de se rendre à Prague, un Allemand des Sudètes devant faire partie de sa délégation. La visite de Johann Böhm à Terezin et à Lidice est saluée notamment par le quotidien MfDnes qui lui réserve une large place. « Il serait pourtant naïf d'estimer que cette visite puisse fondamentalement changer les relations particulièrement tendues entre la partie tchèque et la partie sudéto-allemande », peut-on lire dans ses pages. Le quotidien fait tout de même remarquer qu'il s'agit d'une bonne démarche et que comme telle doit également être considérée l'initiative envisagée par le Premier ministre tchèque, Jiri Paroubek, qui voudrait honorer les antifascistes allemands qui se sont opposés, sous la République tchécoslovaque, au régime nazi. « Tout en représentant un geste symbolique, les pas qui ont conduit Johann Böhm à Lidice et à Terezin sont un geste bienveillant », écrit MfDnes. A la question de savoir si le public tchèque saura l'apprécier, il répond pourtant sur un ton pessimiste: « Hélas, je crains que non. Et c'est bien dommage ».

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