Faits et événements Sur quoi les Tchèques comptent-ils économiser en période de crise
D’après les spécialistes, la Tchéquie peut s’attendre encore à de plus lourdes conséquences de la crise économique mondiale, car aux Etats-Unis d’où elle est partie, rien n’indique que la situation va s’améliorer. Comment les Tchèques y font face, quelles sont les dépenses familiales qu’ils vont éventuellement limiter ?
D’après les résultats d’une récente étude internationale réalisée
par le Barometr Cetelem, les foyers tchèques seraient prêts à se serrer
la ceinture, en raison de la crise économique, surtout en consommant moins
d’alcool et de tabac et en allant moins au café et au restaurant. Par
contre, pas question de faire des économies sur les congés de vacances à
l’étranger, de sacrifier le sacro-saint séjour au bord de la mer ni de
rogner sur les dépenses consacrées à l’instruction ou la santé.
Seulement 4 % de Tchèques interrogés ont déclaré qu’ils pourraient se
passer des séjours de vacances cette année. C’est le plus bas
pourcentage enregistré dans les 13 pays de l’Union européenne où
l’étude a été réalisée. La raison de cette tendance quasiment unique
en Europe (20 % des Français sont prêts, par exemple, à limiter leurs
dépenses de vacances), s’explique par deux importantes réalités : la
Tchéquie ne possède pas de mer et le prix des séjours en Tchéquie est
souvent comparable à celui des séjours à l’étranger. Alors, comment
faire des économies ? Sur les transports et les denrées alimentaires, les
secteurs qui alourdissent le plus le budget familial à côté du logement,
mais dans le cas de ce dernier des économies sont difficilement
réalisables. En dépit de la crise, les foyers tchèques continuent à
s’endetter. De ce fait, la politique de crédit des banques est obligée
de s’adapter et les établissements bancaires font aussi des économies
et rechignent de plus en plus à accorder de nouveau crédits ou bien
pratiquent des conditions plus rigoureuses. L’économiste
tchéco-américain qui a été candidat aux dernières élections
présidentielles, Jan Švejnar, nous fournit quelques détails à ce sujet
:
Jan Švejnar
« Les banques tchèques ont adopté une position prudente. Elle accordent
toujours des crédits, mais demandent de plus grandes garanties et font
très attention à qui elles les accordent. Les dépôts effectués par les
citoyens sont utilisés pour de nouveaux crédits, mais les banques
conservent de plus grosses réserves pour ne pas avoir de grosses pertes
éventuelles. »
La crise économique présente, pourtant, un avantage pour certains secteurs : les magasins qui pratiquent le discount ou en général ceux qui offrent les prix les plus bas et les ventes par Internet. Acheter chez Lidl, Penny Market ou autres magasins bon marché n’est plus un synonyme de pauvreté, mais d’achat intelligent.









