Faits et événements Sur Internet, les skieurs et alpinistes tchèques peuvent apprendre comment réagir en cas d’avalanche
Avec les abondantes chutes de neige de ce début d’année et malgré la fin des vacances scolaires de Noël, la saison des sports d’hiver bat son plein actuellement en République tchèque. Les secouristes tchèques sont, eux aussi, sur le pied de guerre, notamment pour faire face aux accidents qui surviennent lors d’avalanches.
Photo: CTK
En tchèque, le mot « lavina » équivaut à une « avalanche ».
laviny.cz est donc le nom du site Internet consacré aux avalanches mis en
place par le Service tchèque de secours en montagne. Un site qui
s’adresse d’abord aux skieurs et alpinistes amateurs en leur offrant
notamment une multitude de conseils pour ne pas finir ensevelis sous une
masse de neige.
La dernière victime en date d’une avalanche en République tchèque remonte à la fin décembre. Restée coincée plus de trois heures dans le massif des Krkonoše, les Monts des Géants, en Bohême de l’Est, avant que le Service de secours ne parvienne à la dégager, une femme âgée de 36 ans avait ensuite été transportée inconsciente en hélicoptère à l’hôpital où elle était morte quelques heures plus tard. Ses deux compagnons avaient eux survécu à l’écoulement qui s’était produit dans une zone protégée du parc national. Au moment du drame, les trois skieurs se trouvaient en dehors de la piste dont l’accès est autorisé au public, en outre à un moment où le deuxième niveau de risque d’avalanche avait été décrété.
C’est essentiellement ce genre de comportements irréfléchis ajouté à
une relative inexpérience ou méconnaissance de l’environnement que les
secouristes reprochent le plus aux skieurs et autres touristes de passage
dans les massifs montagneux. Ainsi, dans le cas précis du dernier accident
peu après Noël, aucun des trois skieurs ne possédait ni pelle ni sonde,
soit l’équipement de base indispensable pour toute excursion en montagne
de ce type en période hivernale.
« Imprudents », « irresponsables », « jouant avec le hasard » ou
encore « sous-estimant les dangers » sont d’ailleurs les adjectifs et
termes qui reviennent le plus souvent dans les rapports du Service slovaque
de secours en montagne pour qualifier les touristes tchèques. Ces derniers
sont les étrangers les plus secourus ces dernières années en Slovaquie
voisine. Il y a trois ans, un seul des huit membres d’un bivouac tchèque
avait survécu à une forte avalanche dans les Tatras, le massif le plus
élevé en Slovaquie et de la chaîne des Carpates. Les secouristes
slovaques avaient alors regretté que les alpinistes tchèques se soient
engagés dans une zone où le risque le plus élevé d’avalanche avait
pourtant été précédemment décrété. Et ils avaient surtout du se
contenter de constater les dégâts.







