Faits et événements Stratégie nationale de lutte contre le cancer, ciblée sur le dépistage de la maladie
Un Tchèque sur trois risque d'avoir, au cours de sa vie, un cancer, un habitant du pays sur quatre meurt, chaque année, des suites de cette terrible maladie. A l'échelle européenne, la République tchèque est le pays le plus touché par le cancer du côlon et du rectum...
Si les
mauvaises habitudes alimentaires des accros tchèques à la bière, au porc
et aux quenelles en sont la principale cause, d'autres facteurs s'y
ajoutent également. Les médecins les ont examinés et, jeudi, au Château de
Prague, ils ont rendu public leur nouvelle stratégie de lutte contre le
cancer, soutenue officiellement par le chef de l'Etat. Un accent
particulier est mis sur la prévention et le dépistage de la maladie. Le
principe est simple : si le malade consulte rapidement son médecin, il
aura de fortes chances de guérir. Tout le monde le sait, mais les Tchèques
ne s'en soucient pas : ils sont très peu nombreux à demander des examens
préventifs. Ainsi, les médecins devraient désormais effectuer gratuitement
et à grande échelle des tests de dépistage des cancers du sein, des
intestins, du col de l'utérus et de la prostate. Les premiers programmes
de « screening » sont déjà en cours : par exemple le dépistage
systématique par mammographie, effectué tous les deux ans chez les femmes
de plus de 45 ans et dont profite une Tchèque sur deux, ou encore le
dépistage du cancer colorectal au-delà de l'âge de 50 ans.
Une autre nouveauté : la mise en place d'un réseau de 15 à 20 établissement spécialisés, axés sur le traitement des maladies oncologiques. Le but de cette stratégie est de proposer aux patients de tous les coins du pays des soins de qualité. Le président de l'Association oncologique tchèque Jiri Vorlicek a expliqué : « En réalité, ces centres spéciaux existent déjà. Ce qu'il faut, c'est y placer ceux qui en ont besoin et y consacrer de l'argent, en sorte que les cancéreux ne soient pas opérés dans des hôpitaux régionaux où les médecins ne sont pas forcément expérimentés dans ce domaine. » Enfin, la stratégie nationale de lutte contre le cancer prévoit des programmes de prévention destinés aux écoliers.






