Faits et événements Stagnation du chômage et baisse record du PIB, au mois de mai
Ni hausse ni baisse, le taux de chômage est resté stable, au mois de mai, demeurant à 7,9%, selon les chiffres publiés mardi par l’Office des statistiques. En revanche, la République tchèque a enregistré un recul historique de 3,4% de son PIB.
Photo: CTK
Commençons par la plus positive des deux nouvelles : le nombre de
personnes sans emploi n’a pas augmenté, au mois de mai, même si des
économistes s’attendaient à un taux supérieur à 8%. Les personnes
sans emploi sont actuellement au nombre de 445 000, soit 165 000 de plus
qu’au mois de mai 2008 où le taux de chômage s’élevait à 5%. La
stagnation du chômage pendant deux mois consécutifs est liée notamment
au retour des emplois saisonniers, comme l’explique l’analyste de
Raiffeisenbank Helena Horská :
« Cette surprise légèrement optimiste vient du retour des travaux saisonniers. Les premières vagues de licenciements sont probablement derrière nous. Reste à savoir si cette stagnation n’est qu’un signe avant-coureur d’une autre vague, moins puissante, des licenciements qui pourrait se manifester au deuxième semestre. Nous craignons qu’après avoir frappé l’industrie, la récession puisse toucher le secteur des services. »
En revanche, les chiffres sur l’évolution de l’économie nationale au mois de mai n’encouragent guère à l’optimisme. Le PIB s’est contracté de 3,4%, soit une baisse historique jamais enregistrée depuis 1993. Ce résultat s’explique notamment par le ralentissement de l’activité industrielle, qui a fait reculer les exportations ainsi que les investissements.
Pour ce qui est des estimations, leurs scénarios divergent. Helena
Horská évalue qu’en cas de reprise graduelle en Europe, en 2010, le PIB
en Tchéquie pourrait accuser une croissance timide autour de 1%. Or elle
table plutôt sur une période de stagnation qui nous attend. L’analyste
Lukáš Mokráš de Česká spořitelna, la Caisse d’épargne tchèque se
veut plus rassurant :
« Nous sommes relativement optimistes. En dépit d’un recul très important de l’activité économique, nous nous attendons à ce que le pic de la crise soit atteint au troisième trimestre et que les premiers signes d’une relance puissent se manifester à la fin de l’année. »
Une autre note positive qui ressort des chiffres sur les résultats de l’économie tchèque au mois de mai, la consommation des ménages n’a pas diminué, malgré la récession. Le taux de chômage a baissé dans 39 régions, par rapport à 22 le mois précédent. D’autre part, il a été plus ressenti sur les marchés de travail traditionnellement forts comme Prague et la région de la Bohême centrale.








