Faits et événements Soutenir la connaissance de la langue française
Le 21 mars qui est inscrit dans le calendrier comme la Journée internationale de la Francophonie, ses lauréats, tout comme ceux d'un concours universitaire, ont été récompensés par le chef de la diplomatie tchèque, Karel Schwarzenberg. A cette occasion, il a déploré le fait de ne pas maîtriser suffisamment la langue française.
Jaroslav Sedivy et Karel Schwarzenberg « Tous les jours je sens qu'il me manque quelque chose. Je ne parle pas
uniquement de la dimension culturelle de cette langue. C'est une langue
importante, aussi, dans le domaine politique. Maîtriser le français permet
de développer une réflexion précise dans l'esprit cartésien. »
L'ex-ministre des Affaires étrangères, Jaroslav Sedivy, représente la République tchèque au sein de la Francophonie, en tant que membre de son Conseil permanent. Quelle importance attribue-t-il à l'appartenance de la Tchéquie à cette organisation au moment où l'intérêt pour le français a tendance à augmenter ?
« A mon avis, il faut soutenir la connaissance de la langue française,
parce que partout, non seulement chez nous, mais dans toute l'Europe, la
connaissance de cette langue cède aux autres langues. C'est l'anglais,
comme on le sait bien, qui est maintenant la première langue étrangère,
c'est aussi l'espagnol qui est de plus en plus répandu. Il faut donc
soutenir le français non seulement pour la connaissance comme telle, mais
aussi parce qu'avec cette langue, nous pouvons étudier la culture
française, nous pouvons mieux comprendre la politique française, nous
pouvons même travailler dans différents domaines des relations
franco-tchèque. Et il ne faut pas oublier que le français est une langue
très jolie, très belle. En tant que représentant dans la Francophonie,
j'espère que je vais travailler pour les meilleures connaissances de cette
langue, pour les meilleures relations avec les pays où le français est la
langue principale. »
Vous-même, quand et pourquoi avez-vous appris le français ?
« J'avais le français au lycée d'abord. Mais ce n'étaient pas les débuts
de ma connaissance de la langue française. Et puis, en tant qu'historien,
j'ai commencé à travailler et à étudier notre histoire des années vingt,
donc celle d'après la Première Guerre mondiale. Et lorsque j'ai commencé à
étudier les documents de l'époque, j'ai vu que la plupart ou beaucoup de
ces documents étaient écrits en français. Alors je me suis dit qu'il faut
faire quelque chose. Et là-bas, j'ai commencé à étudier la langue
française. Cela me plaisait beaucoup, j'ai continué et voilà, je parle
maintenant français ».






