Faits et événements Sept photographes français exposent à Prague
«Transfigurations», tel est le titre de l'exposition de photographies, inaugurée mardi à l'Institut français de Prague. Elle présente des aperçus de la photographie française contemporaine. Lors du vernissage, Astrid Hofmanova a invité au micro Anna Pravdova du département culturel de l'Institut.
Transfigurations « Quant au choix des photographies exposées, l'Institut français de Prague
s'est adressé au Fond National d'Art contemporain de Paris, à Mme Agnès de
Gouvion Saint-Cyr, inspectrice générale pour la photographie. Elle a fait
une sélection qui caractérise le mieux la création photographique
française contemporaine. Le thème commun de ces photographies réside dans
leur rapport à la réalité. Les photos revêtent deux tendances différentes:
une réalité plutôt banale avec des choses quotidiennes, d'un côté, et une
réalité déformée, de l'autre. Les photographes, dont Stéphane Couturier,
Florence Chevallier ou Patrick Tosani, font partie d'une génération dans
le sens de leur création, mais quant à leur âge, ils appartiennent à des
générations différentes. Certains sont nés dans les années cinquante et le
plus jeune n'a que vingt-sept ans. »
Transfigurations « Cette jeune génération revendique dans ses oeuvres la force du réel...
Et si la réalité ne se révèle par assez explicite, ils recourent souvent à
une mise en scène fictionnelle du réel », écrit sur cette exposition Mme
Agnès de Gouvion Saint-Cyr. Nous avons voulu aussi connaître l'opinion du
directeur de l'Institut français de Prague, Didier Montagné, qui a
inauguré l'exposition.
« En regardant les photographies, nous pouvons constater qu'il n'y a plus de grand sujet à photographier. Nous voyons de vieux radiateurs, de vieilles piscines, des tuyaux qui traînent par terre... Ce que l'on peut saisir, peut-être, c'est combien les photographes d'aujourd'hui sont intéressés à se laisser interloquer, émouvoir par le réel, par les choses. Leur tentative artistique est donc d'aller aux choses, se laisser saisir par les choses. Cela donne aux photographies un ton de nostalgie, de rêve à l'origine duquel il y a une émotion matérielle... »






