Sécheresse : l’Etat promet de l’aide aux agriculteurs

Bien que le montant global des dommages n’ait pas encore été établi, c’est d’ores et déjà une certitude : l’aide versée cette année par l’Etat tchèque aux agriculteurs dont les récoltes ont été affectées par la sécheresse sera une des plus importantes de l’histoire.

Photo illustrative: Jeroen Moes, CC BY-SA 2.0Photo illustrative: Jeroen Moes, CC BY-SA 2.0 En 2015, année déjà particulièrement critique, quelque 1,2 milliard de couronnes (46 millions d’euros) avaient été débloquées par le ministère de l’Agriculture pour compenser les pertes causées par le temps sec et le déficit de précipitations. L’enveloppe devrait être sensiblement identique cette année, au cours de laquelle de nouveaux records de chaleur ont été enregistrés. C’est ce qu’a annoncé le ministre Marian Jurečka jeudi, lors de l’ouverture de la traditionnelle exposition internationale de fleurs Flora à Olomouc (Moravie).

Il faudra néanmoins encore deux à trois semaines pour avoir une idée plus précise du montant des dégâts, les récoltes de la betterave et la moisson n’étant pas encore achevées dans certaines régions. Ce n’est qu’ensuite que le plan de soutien aux cultivateurs sera discuté avec le ministre des Finances. En 2015, année de référence, ces pertes avaient été estimées à une somme totale de trois milliards de couronnes (115 millions d’euros). Maïs, pomme de terre, betterave, fruits, légumes ou encore houblon : à l’exception des céréales, la plupart des cultures traditionnelles en République tchèque avaient alors subi les conséquences des fortes chaleurs.

Photo: Archives de Rasio PraguePhoto: Archives de Rasio Prague Pour cette année, selon les données provisoires dont dispose l'Office tchèque des statistiques (ČSÚ), le rendement des récoltes de céréales, près de 7 000 tonnes, devrait être inférieur d’un peu plus de 13% à celui de 2016, où le volume de la moisson avait cependant été supérieur à la moyenne sur le long terme. En raison de la sécheresse, la qualité des grains devrait également être moindre.

La Moravie du Sud et la Bohême centrale sont les deux régions les plus sinistrées. Pour certains agriculteurs, le manque à gagner peut alors grimper jusqu’à 70%. Et ce n’est pas la conception de lutte contre la sécheresse adoptée en juillet dernier par le gouvernement, document qui prévoit l’investissement de plusieurs dizaines de milliards de couronnes dans un proche avenir par exemple dans la construction de nouveaux barrages ou la réalisation de différents projets visant à un usage plus effectif de l’eau dans les secteurs de l’industrie et de l’agriculture, qui les consolera.