Faits et événements Refroidissement des relations étrangères tchèques
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Milos Zeman
Pour certains, le chef du
gouvernement, Milos Zeman, y est allé
un peu fort, pour d'autres, il n'a
fait que répondre aux invectives de
Jörg Haider, le gouverneur de la
Carinthie et l'initiateur de la
fameuse pétition autrichienne contre
la centrale nucléaire de Temelin,
visant aussi à compliquer l'entrée de
la Tchéquie à l'Union européenne.
Quoi qu'il en soit, les relations
entre la Tchéquie et l'Autriche se
sont refroidies. En insinuant que les
Allemands des Sudètes auraient pu
être accusés de crime de haute
trahison, le Premier ministre tchèque
a retourné le couteau dans une plaie
qu'on croyait cicatrisée. En effet,
les Allemands des Sudètes n'ont
toujours pas digéré leur transfert
forcé, après la Seconde Guerre
mondiale, bien que la Tchéquie et
l'Allemagne aient tiré un trait sur
ce passé, une fois pour toutes. Le
Chancelier allemand, Gerhard
Schröder, aurait menacé, mercredi, de
remettre sa visite du mois de mars à
Chancelier allemand, Gerhard Schröder
Prague, si Milos Zeman « n'expédiait
pas ses déclarations dans l'autre
monde ». Pas de précision sur ce
qu'il pensait par là, mais le
Frankfurter Allgemeine Zeintung écrit
que le Premier ministre tchèque
devrait se distancer de ses paroles.
Le climat défavorable, régnant entre
la Tchéquie et l'Allemagne, devrait
être amélioré par la visite de
février, à Prague, du ministre
allemand des Affaires étrangères,
Joschka Fischer. Le Premier ministre
bavarois, Edmund Stoiber, à appelé le
chef du gouvernement tchèque à
revenir sur ses déclarations sans,
pour autant, demander ses excuses.
Stoiber considère que les paroles de
Milos Zeman, faisant de tous les
Allemands des Sudètes des agents de
Hitler, sont une erreur, et que leur
transfert fut une grave injustice. Le
Parlement allemand s'est aussi
intéressé à cette question et a
critiqué les déclarations du chef du
cabinet tchèque. Toutefois, le
gouvernement de Berlin considère,
toujours, comme la base des relations
entre les deux pays, la Déclaration
tchéco-allemande de 1997, qui exclut
le principe de culpabilité collective
et insiste sur le fait que les
rapports tchéco-allemands doivent
être exempts des questions du passé.
Du côté autrichien, c'est la trêve,
mais le gouvernement, qui vient
d'échapper à la crise, ne cache pas
qu'il pense bien remettre sur la
table des négociations, les questions
de Temelin et des Décrets Benes, cela
avec le nouveau gouvernement tchèque
issu des législatives de ce
printemps. Et du côté de Bruxelles ?
Le chef de la délégation de la
Commission européenne à Prague,
Ramiro Cibrian, lors d'une rencontre
avec le président de la Chambre des
députés, Vaclav Klaus, l'a assuré que
la pétition autrichienne contre la
centrale de Temelin ne pourrait
mettre en danger l'entrée de la
Tchéquie à l'Union. Il a insisté sur
le fait, qu'au sein de l'Union, la
majorité soutient l'adhésion des pays
candidats, et qu'une même majorité
existe en Autriche, aussi bien parmi
les personnalités politiques, que
parmi les simples citoyens.





