Faits et événements Refroidissement des relations étrangères tchèques

25-01-2002 | Alain Slivinský

Pour écouter cette émission, cliquez ici.

Milos ZemanMilos Zeman Pour certains, le chef du gouvernement, Milos Zeman, y est allé un peu fort, pour d'autres, il n'a fait que répondre aux invectives de Jörg Haider, le gouverneur de la Carinthie et l'initiateur de la fameuse pétition autrichienne contre la centrale nucléaire de Temelin, visant aussi à compliquer l'entrée de la Tchéquie à l'Union européenne. Quoi qu'il en soit, les relations entre la Tchéquie et l'Autriche se sont refroidies. En insinuant que les Allemands des Sudètes auraient pu être accusés de crime de haute trahison, le Premier ministre tchèque a retourné le couteau dans une plaie qu'on croyait cicatrisée. En effet, les Allemands des Sudètes n'ont toujours pas digéré leur transfert forcé, après la Seconde Guerre mondiale, bien que la Tchéquie et l'Allemagne aient tiré un trait sur ce passé, une fois pour toutes. Le Chancelier allemand, Gerhard Schröder, aurait menacé, mercredi, de remettre sa visite du mois de mars àChancelier allemand, Gerhard SchröderChancelier allemand, Gerhard Schröder Prague, si Milos Zeman « n'expédiait pas ses déclarations dans l'autre monde ». Pas de précision sur ce qu'il pensait par là, mais le Frankfurter Allgemeine Zeintung écrit que le Premier ministre tchèque devrait se distancer de ses paroles. Le climat défavorable, régnant entre la Tchéquie et l'Allemagne, devrait être amélioré par la visite de février, à Prague, du ministre allemand des Affaires étrangères, Joschka Fischer. Le Premier ministre bavarois, Edmund Stoiber, à appelé le chef du gouvernement tchèque à revenir sur ses déclarations sans, pour autant, demander ses excuses. Stoiber considère que les paroles de Milos Zeman, faisant de tous les Allemands des Sudètes des agents de Hitler, sont une erreur, et que leur transfert fut une grave injustice. Le Parlement allemand s'est aussi intéressé à cette question et a critiqué les déclarations du chef du cabinet tchèque. Toutefois, le gouvernement de Berlin considère, toujours, comme la base des relations entre les deux pays, la Déclaration tchéco-allemande de 1997, qui exclut le principe de culpabilité collective et insiste sur le fait que les rapports tchéco-allemands doivent être exempts des questions du passé. Du côté autrichien, c'est la trêve, mais le gouvernement, qui vient d'échapper à la crise, ne cache pas qu'il pense bien remettre sur la table des négociations, les questions de Temelin et des Décrets Benes, cela avec le nouveau gouvernement tchèque issu des législatives de ce printemps. Et du côté de Bruxelles ? Le chef de la délégation de la Commission européenne à Prague, Ramiro Cibrian, lors d'une rencontre avec le président de la Chambre des députés, Vaclav Klaus, l'a assuré que la pétition autrichienne contre la centrale de Temelin ne pourrait mettre en danger l'entrée de la Tchéquie à l'Union. Il a insisté sur le fait, qu'au sein de l'Union, la majorité soutient l'adhésion des pays candidats, et qu'une même majorité existe en Autriche, aussi bien parmi les personnalités politiques, que parmi les simples citoyens.

à découvrir

Autres articles publiés

Jan Kavan en Russie

Astrid Hofmanová

En savoir plus

Constitution d'un nouveau parti politique, l'Espoir

Alena Gebertová

Un nouveau parti politique a été constitué, ces derniers jours, en République tchèque. Il porte un nom on ne peut plus éloquent, l'Espoir. Pour...En savoir plus

La TV publique lutte contre ceux qui ne paient pas les redevances

Astrid Hofmanová

En savoir plus

La terre se vend bon marché en Tchéquie

Jaroslava Gissübelová

Les défenseurs du Parc national de Sumava sonnent l'alarme: l'Etat y vend les terres pour un prix dérisoire. Les agriculteurs tchèques, eux,...En savoir plus

L'accrochage entre deux groupes rom

Astrid Hofmanová

En savoir plus

Articles correspondants

En savoir plus

Archives de la rubrique

En savoir plus

Diffusion actuelle en français

Voir aussi