Réactions au rapport de la Commission européenne

Le rapport annuel d'évaluation de la Commission européenne a été salué par la majorité des formations politiques tchèques. En particulier, les partis membres de la coalition sont satisfaits à l'idée que la Commission européenne demande à Bruxelles de clore les négociations d'admission, au plus tard à la fin de l'année en cours, avec la Tchéquie et les autres pays candidats. Pour le politologue Tomas Lobida, "le rapport traite très bien les insuffisances de la jeune démocratie tchèque, les institutions fondamentales y sont bien présentées, mais ces institutions ne correspondent pas à la moyenne courante en Occident".

Pour sa part, le ministre des A.E. tchèque, Cyril Svoboda, qualifie le rapport de document objectif, qui intègre l'évolution de la préparation à l'admission à l'Union européenne. "La République tchèque," a-t-il dit, "respectera scrupuleusement le jugement de la Commission, que nous pourrions qualifier de billet d'admission à l'Union européenne." Au demeurant, d'autres membres de la coalition gouvernementale considèrent que cette année, l'ultime fois, comme chaque année, la majorité des points du rapport décrivent fidèlement la réalité dans le pays et les problèmes qui subsistent. Quant à l'opposition, malgré sa retenue, elle se contente de juger légitime le contenu du rapport. Le Parti civique démocrate, quant à lui, juge que les rapports de la Commission ne sont pas et n'ont jamais été objectifs. Laconiques, les communistes disent une seule chose : la Tchéquie n'est pas préparée à l'admission.

L'opposition autrichienne, composée des verts et de la social-démocratie (SPÖ), s'est félicitée de la décision de la Commission européenne en faveur de l'élargissement de l'Union, notamment à la Tchéquie. On note comme réactions positives à côté de celle-ci, celle des milieux d'affaires autrichiens, puis celle des syndicats et finalement même le parti populaire au gouvernement, l'ÖVP. Le non-satisfait reste leur partenaire au gouvernement, le FPÖ.

Le président du Parti civique démocrate, Vaclav Klaus, a déclaré à propos du rapport de la Commission que ce dernier n'apporte rien de fondamental et qu'il n'aura été que partie du "jeu sur l'admission et du jeu à l'admission". Il estime par ailleurs, que pour certains Etats, rapport ou pas, la décision est prise.