Faits et événements Prague et Washington s'engagent à négocier un nouvel accord bilatéral de protection des investissements
Le chef de la diplomatie tchèque, Karel Schwarzenberg, a achevé ce vendredi une visite d’une semaine aux Etats-Unis. La veille de son départ, il a rencontré son homologue Hillary Clinton. Leurs discussions ont surtout porté sur les relations économiques entre les deux pays, avec la perspective d'un nouvel accord bilatéral de protection des investissements.
Karel Schwarzenberg et Hillary Clinton, photo: CTK
Karel Schwarzenberg n’aura pas seulement vu la capitale fédérale lors
de son déplacement outre-Atlantique : il s’est également arrêté dans
le Texas pour une visite aux « krajané », les membres de la communauté
tchèque, et en Californie pour rencontrer, avec sa délégation d’hommes
d’affaires, des représentants de l’industrie du cinéma et des
nouvelles technologies.
Car c’est surtout de business dont il est désormais question lorsqu’on évoque les relations tchéco-américaines. C’est également de business dont Karel Schwarzenberg a parlé jeudi avec Hillary Clinton à Washington DC. Prague cherche depuis plusieurs années à conclure un nouvel accord bilatéral sur la protection des investissements. Cet accord viendrait remplacer le précédent, qui date de 1991 et que la partie tchèque considère comme déséquilibré.
Hillary Clinton, photo: CTK
Hillary Clinton: « L’objectif du ministre Schwarzenberg et de moi-même
est de faire en sorte que les négociations commencent en septembre et
soient les plus rapides possible. Je regrette que nous n’ayons pas été
capables en dix ans de parvenir à un nouvel accord avec l’un de nos plus
proches alliés. Mais nous en faisons une priorité, et je pense que si
nous finalisons les négociations, nous aurons un vote favorable de votre
Parlement et de notre Congrès. »
La Secrétaire d’Etat Clinton a précisé que le nouvel accord devra être conforme aux règles de l’Union européenne en la matière.
Karel Schwarzenberg au cours de la tournée américaine, photo: CTK
Près de deux ans après l’abandon du premier projet de défense
antimissile en Europe par l’administration Obama, les relations entre
Prague et Washington sont entrées dans une ère plus « ordinaire » entre
deux proches alliés. Plus question d’un radar en Bohême, et le rôle de
la République tchèque dans les futurs projets américains ou
nord-atlantiques n’est pas encore défini. Il est encore trop tôt, a
indiqué le ministre Schwarzenberg :
« Pour le moment, nous n’avons rien de concret. Nous devions attendre le résultat des discussions entre les Etats-Unis et la Russie et leurs conséquences sur le projet initial de défense antimissile. Nous sommes en pourparlers à Bruxelles avec l’OTAN, avec les Etats-Unis. Mais je ne peux pas vous dire pour l’instant quels seront les résultats concrets. »
Après cette tournée américaine lors de laquelle Karel Schwarzenberg a également rencontré Arnold Schwarzenegger, le ministre va pouvoir retrouver les « guignols » de Prague, le terme qu’il a employé pour qualifier certains de ses collègues de la coalition gouvernementale…






