Poutine à Prague ?

« Ne vous inquiétez pas, il viendra. Le président Poutine a accepté l'invitation qu'il a reçue »..., a déclaré le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, à l'issue des conversations qu'il a eues, ce mardi à Moscou, avec son homologue tchèque, Cyril Svoboda.

Le président Vladimir Poutine, photo: CTKLe président Vladimir Poutine, photo: CTK La prochaine visite envisagée de Vladimir Poutine à Prague a été effectivement l'un des points évoqués pendant le séjour du ministre tchèque des Affaires étrangères, à Moscou. Une visite qui, dans le passé, a été ajournée à plusieurs reprises. Si cette première visite du président russe en Tchéquie est confirmée, sa date reste encore à définir. C'est le mois de mars prochain qui est le plus souvent avancé. Moscou avait en revanche reçu à plusieurs reprises déjà le président tchèque Vaclav Klaus, la dernière visite en date ayant eu lieu en mai dernier, à l'occasion des célébrations du 60e anniversaire de la fin de la DGM.

Sergueï Lavrov et Cyril Svoboda, photo: CTKSergueï Lavrov et Cyril Svoboda, photo: CTK Après avoir connu dans les années 90 plus de bas que de hauts - le conflit en Tchétchénie et l'entrée du pays dans l'OTAN y ayant joué un grand rôle - les relations tchéco-russes ont actuellement plutôt tendance à se développer. Dans cette logique, Svoboda et Lavrov ont pu se féliciter de ce que les relations entre les deux pays soient « dépourvues de problèmes ». Des points de litige existent quand même. Le correspondant du quotidien MfD retient notamment les discordes autours de certains accords imposés par la partie russe et concernant les armes tchèques. Un autre point délicat est lié à l'organisation humanitaire tchèque, l'Homme en détresse (Clovek v tisni), qui s'est vue interdire, en décembre dernier, de poursuivre ses activités en Russie. La raison - la prétendue découverte d'armes et de faux documents, dans les locaux de l'organisation, en Tchétchénie. Le directeur de l'organisation, Simon Panek, espère que les choses vont bouger, grâce au soutien du ministre Svoboda.

« Nous en sommes très reconnaissants et espérons que les choses seront désormais résolues de façon rationnelle. Si les autorités russes examinent l'affaire à fond, elles verront qu'elles n'ont rien à craindre et qu'il est souhaitable que l'on poursuive notre travail dans la région ».

On notera que l'ONG tchèque, qui opérait en Caucase du Nord depuis janvier 2000, était l'une des plus importantes organisations d'aide humanitaire dans la région.